Jean-Marc Ayrault à Paris le 18 novembre 2016 — Francois Mori/AP/SIPA

MONDE

Syrie: Jean-Marc Ayrault condamne la «stratégie de guerre totale» de la Russie et du régime syrien

Le chef de la diplomatie française s’est inquiété de l’intensification de la guerre que mène le régime de Bachar al-Assad avec le soutien de la Russie…

Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a condamné ce dimanche les bombardements meurtriers sur Alep et la « stratégie de guerre totale » de la Russie et du régime syrien, appelant à une action internationale pour « stopper le massacre ».

« Je tiens à condamner avec la plus grande force à nouveau les attaques, les bombardements et les tirs d’artillerie sur Alep où vivent près de 300.000 personnes, privées de denrées alimentaires, de médicaments et de soins », a déclaré le ministre à l’AFP au terme d’une visite au Qatar.

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« Une stratégie de guerre totale »

Jean-Marc Ayrault, qui s’est entretenu à Doha avec un responsable de l’opposition syrienne, Riad Hijab, coordinateur du Haut comité des négociations (HCN), s’est inquiété de l’intensification de la guerre que mène le régime de Bachar al-Assad avec le soutien de la Russie.

Moscou, qui intervient en Syrie depuis plus d’un an pour soutenir le régime, ne participe pas aux bombardements actuels sur Alep-Est. Elle concentre depuis mardi ses frappes sur la province voisine d’Idleb (nord-ouest), contrôlée par une alliance de rebelles et de jihadistes.

« Il y a une stratégie de guerre totale, qui ne peut aboutir qu’à la partition de la Syrie et à renforcer encore plus Daech », l’acronyme en arabe du groupe Etat islamique (EI), a-t-il prévenu.

« C’est une erreur stratégique »

« C’est une erreur stratégique », a commenté Jean-Marc Ayrault en appelant « la communauté internationale à réagir pour stopper le massacre ».

« Il y a une urgence absolue », a-t-il dit, ajoutant que la France allait entreprendre « tous les contacts nécessaires pour qu’on puisse contribuer à une initiative qui permette de stopper » la guerre et relancer les négociations de paix.

L’émissaire de l’ONU pour la Syrie Staffan de Mistura se trouvait dimanche à Damas pour discuter avec le régime qui poursuit ses bombardements meurtriers sur les quartiers rebelles d’Alep, où plus d’une centaine de personnes ont été tuées en moins d’une semaine.

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