Arts et nectars, un cocktail florentin

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Il faut pousser les portes. A la différence de Rome, Florence ne séduit pas forcément d'emblée le promeneur qui n'aurait pas les « clés ». Des clés pour saisir la richesse et la démesure des oeuvres qui se cachent à chaque coin de rue. Bien sûr, il y a le fameux Ponte Vecchio et ses échoppes de joailliers, qui enjambe l'Arno avec superbe. Sans oublier ce beau panorama, depuis la colline où s'élève la superbe église romane de San Miniato al Monte. Loin de l'agitation du centre, c'est tout le charme de l'Oltrarno, sur la rive gauche du fleuve.

En sortant de l'immense jardin de Boboli par les bucoliques ruelles pavées, on se croirait presque dans la campagne toscane. Détour obligatoire par la chapelle de Brancacci, dont les fabuleuses fresques du XVe siècle sont particulièrement émouvantes. De retour dans le centre touristique, on est ébloui par la magnificence de la cathédrale, décorée de marbre vert et blanc. Son impressionnante coupole de 4 000 m2 abrite la plus grande fresque du monde. On s'enfonce ensuite dans le quartier médiéval, qui regorge de boutiques. Un cappuccino chez Gilli, un cornet de glace chez Perché no !, puis c'est l'étape incontournable place de la Seigneurie, où le regard ne sait plus sur quelle statue se poser. La Galerie des Offices s'impose, à condition de réserver. Et pour que les papilles ne restent pas sur leur faim, aiguisée par tant de beauté, place à la dégustation des vins de Toscane à l'oenothèque Gustavino, crostini (tartines) et charcuterie à l'appui. A ne pas manquer, outre le grouillant marché central, la superbe « pharmacie » de Santa Maria Novella et l'échoppe Bizarri, dont on taira les mystères...