En images : Les agriculteurs campent autour de Paris et se dirigent vers Rungis

BLOCAGE Après le discours de politique générale du Premier ministre Gabriel Attal, un convoi d’agriculteurs poursuivait sa route mardi vers Rungis et le blocage des portions d’autoroutes tout autour de Paris continuait également

Olivier Juszczak
Un mannequin à l'effigie du président français Emmanuel Macron est pendu à côté de tracteurs lors d'un barrage routier sur l'autoroute A6 près de Villabé, au sud de Paris, le 29 janvier 2024.
Un mannequin à l'effigie du président français Emmanuel Macron est pendu à côté de tracteurs lors d'un barrage routier sur l'autoroute A6 près de Villabé, au sud de Paris, le 29 janvier 2024. — EMMANUEL DUNAND/AFP

Gabriel Attal a appelé mardi à « une exception agricole française » et promis « d’être au rendez-vous » pour répondre à la crise des agriculteurs qui, dans un convoi vers Rungis ou par le blocage d’axes stratégiques, restent déterminés à faire entendre leur colère. Un convoi d’agriculteurs poursuivait sa route mardi vers Rungis malgré l’intervention des forces de l’ordre et les réticences du syndicat agricole majoritaire, qui maintient la pression avec des blocages stratégiques après le discours de politique générale du Premier ministre. Partis d’Agen sous la coupe de la Coordination rurale, environ 200 tracteurs se dirigent vers le marché de Rungis, poumon alimentaire de l’Ile-de-France. Lundi matin, l’animatrice Karine Le Marchand était venue apporter des croissants à des agriculteurs sur un point de blocage d’une autoroute en Ile de France. Le point en images.

Réalisation : Olivier JUSZCZAK

  • Un agriculteur français prend en photo un véhicule agricole avec un message disant « nous vous nourrissons, faites-nous confiance » alors que les agriculteurs lancent une manifestation de barrage routier sur l’autoroute A4 près de Jossigny, à l’est de Paris, le 29 janvier 2024.
    Un agriculteur français prend en photo un véhicule agricole avec un message disant « nous vous nourrissons, faites-nous confiance » alors que les agriculteurs lancent une manifestation de barrage routier sur l’autoroute A4 près de Jossigny, à l’est de Paris, le 29 janvier 2024. — BERTRAND GUAY/AFP

    Tout autour de Paris, des portions d’autoroutes sont fermées à la circulation à quelques dizaines de kilomètres de la capitale.

  • Une effigie du président français Emmanuel Macron est vue sur un tracteur alors que des agriculteurs manifestent sur une autoroute près du principal aéroport de Paris, le lundi 29 janvier 2024, près de Roissy-en-France, au nord de Paris.
    Une effigie du président français Emmanuel Macron est vue sur un tracteur alors que des agriculteurs manifestent sur une autoroute près du principal aéroport de Paris, le lundi 29 janvier 2024, près de Roissy-en-France, au nord de Paris. — MATTHIEU MIRVILLE/AP/SIPA

    Selon une source policière, « un peu moins de 10.000 agriculteurs étaient mobilisés sur le terrain dans toute la France » lundi en fin d’après-midi, « avec près de 5.000 engins ».

  • Des agriculteurs installent une tente et des toilettes alors qu’ils bloquent une autoroute menant à Paris, le lundi 29 janvier 2024 près de Jossigny, à l’est de Paris.
    Des agriculteurs installent une tente et des toilettes alors qu’ils bloquent une autoroute menant à Paris, le lundi 29 janvier 2024 près de Jossigny, à l’est de Paris. — SYLVIE CORBET/AP/SIPA

    « Les blocages autour de Paris comptent un millier d’agriculteurs et un peu plus de 500 engins », selon cette même source qui relève que « l’objectif de tenir jusqu’à vendredi est manifeste ».

  • Des agriculteurs bloquent une autoroute menant à Paris, le lundi 29 janvier 2024 près de Jossigny, à l’est de Paris.
    Des agriculteurs bloquent une autoroute menant à Paris, le lundi 29 janvier 2024 près de Jossigny, à l’est de Paris. — SYLVIE CORBET/AP/SIPA

    A une trentaine de kilomètres à l’est de la capitale, à Jossigny (Seine-et-Marne), l'A4 est bloquée.

  • Des agriculteurs installent des bottes de foin sur une autoroute près du principal aéroport de Paris, le lundi 29 janvier 2024, près de Roissy-en-France, au nord de Paris.
    Des agriculteurs installent des bottes de foin sur une autoroute près du principal aéroport de Paris, le lundi 29 janvier 2024, près de Roissy-en-France, au nord de Paris. — MATTHIEU MIRVILLE/AP/SIPA

    Camions frigorifiques, groupes électrogènes, citernes d’eau et toilette de chantier.

  • Des tracteurs, dont un au centre arborant les couleurs du drapeau français, bloquent une autoroute lundi 29 janvier 2024 à Arsy, au nord de Paris.
    Des tracteurs, dont un au centre arborant les couleurs du drapeau français, bloquent une autoroute lundi 29 janvier 2024 à Arsy, au nord de Paris. — MATTHIEU MIRVILLE/AP/SIPA

    Le groupe de manifestants s’est donné les moyens de tenir pendant au moins trois jours.

  • Des tracteurs bloquent une autoroute lundi 29 janvier 2024 à Arsy, au nord de Paris.
    Des tracteurs bloquent une autoroute lundi 29 janvier 2024 à Arsy, au nord de Paris. — MATTHIEU MIRVILLE/AP/SIPA

    L'A6, au sud de Paris, et l'A1, au nord, sont aussi coupées, dans ce dernier cas à quelques encâblures de l’aéroport Paris-CDG.

  • Un mannequin à l’effigie du président français Emmanuel Macron est pendu à côté de tracteurs lors d’un barrage routier sur l’autoroute A6 près de Villabé, au sud de Paris, le 29 janvier 2024.
    Un mannequin à l’effigie du président français Emmanuel Macron est pendu à côté de tracteurs lors d’un barrage routier sur l’autoroute A6 près de Villabé, au sud de Paris, le 29 janvier 2024. — EMMANUEL DUNAND/AFP

    Même mot d’ordre : les agriculteurs dormiront sur place « le temps qu’il faudra », dit le vice-président de la FNSEA, Luc Smessaert.

  • Une femme lève le pouce alors que des agriculteurs français conduisent des tracteurs pour participer à un barrage routier sur l’autoroute A6 près d’Ormoy, au sud de Paris, le 29 janvier 2024.
    Une femme lève le pouce alors que des agriculteurs français conduisent des tracteurs pour participer à un barrage routier sur l’autoroute A6 près d’Ormoy, au sud de Paris, le 29 janvier 2024. — EMMANUEL DUNAND/AFP

    Les manifestants disent attendre autre chose que des « mesurettes » dans une France qui a perdu les trois quarts de ses exploitants en cinquante ans.

  • Un gendarme surveille des tracteurs bloquant une autoroute lundi 29 janvier 2024 à Arsy, au nord de Paris.
    Un gendarme surveille des tracteurs bloquant une autoroute lundi 29 janvier 2024 à Arsy, au nord de Paris. — MATTHIEU MIRVILLE/AP/SIPA

    Le Premier ministre a dévoilé vendredi des premières mesures, dont des indemnités gonflées pour les éleveurs dont les bovins ont été touchés par la maladie hémorragique épizootique.

  • Des agriculteurs conduisent leurs tracteurs sur une autoroute menant au principal aéroport de Paris, le lundi 29 janvier 2024, près de Chamant, au nord de Paris.
    Des agriculteurs conduisent leurs tracteurs sur une autoroute menant au principal aéroport de Paris, le lundi 29 janvier 2024, près de Chamant, au nord de Paris. — MATTHIEU MIRVILLE/AP/SIPA

    Et l’abandon de la hausse de la taxe sur le gazole non routier (GNR).

  • Les forces de l’ordre observent des agriculteurs déversant des bottes de foin sur une autoroute, le lundi 29 janvier 2024 à Argenteuil, au nord de Paris.
    Les forces de l’ordre observent des agriculteurs déversant des bottes de foin sur une autoroute, le lundi 29 janvier 2024 à Argenteuil, au nord de Paris. — CHRISTOPHE ENA/AP/SIPA

    Mais il n’y a pas que les tracteurs qui roulent au GNR. Et les artisans du bâtiment ont dénoncé lundi une « iniquité de traitement » car leur niche fiscale est toujours vouée à disparaître.

  • Des gendarmes patrouillent à l’entrée du Marché international de Rungis, qui approvisionne la capitale et sa région en grande partie de ses produits frais, lundi 29 janvier 2024 au sud de Paris.
    Des gendarmes patrouillent à l’entrée du Marché international de Rungis, qui approvisionne la capitale et sa région en grande partie de ses produits frais, lundi 29 janvier 2024 au sud de Paris. — CHRISTOPHE ENA/AP/SIPA

    Le marché de gros de Rungis, poumon alimentaire de la capitale, est protégé par des blindés de la gendarmerie.

  • Un gendarme attend près d’un véhicule militaire à l’entrée du Marché international de Rungis, qui approvisionne la capitale et sa région en grande partie de ses produits frais, lundi 29 janvier 2024 au sud de Paris.
    Un gendarme attend près d’un véhicule militaire à l’entrée du Marché international de Rungis, qui approvisionne la capitale et sa région en grande partie de ses produits frais, lundi 29 janvier 2024 au sud de Paris. — CHRISTOPHE ENA/AP/SIPA

    C’est la destination annoncée d’une trentaine de tracteurs qui ont pris la route lundi matin depuis Agen, à l’appel du syndicat Coordination rurale.

  • Un gendarme se tient au sommet d’un véhicule militaire à l’entrée du marché international de Rungis, qui approvisionne la capitale et sa région en grande partie de ses produits frais, lundi 29 janvier 2024 au sud de Paris.
    Un gendarme se tient au sommet d’un véhicule militaire à l’entrée du marché international de Rungis, qui approvisionne la capitale et sa région en grande partie de ses produits frais, lundi 29 janvier 2024 au sud de Paris. — CHRISTOPHE ENA/AP/SIPA

    Ceux-ci n’arriveront pas avant ce mardi soir ou mercredi.

  • L’animatrice de télévision française Karine le Marchand (à droite) s’adresse aux agriculteurs à côté du secrétaire général du syndicat local des agriculteurs FDSEA, Samuel Vandaele (2ndR), alors qu’elle visite un barrage routier tenu par des agriculteurs sur l’autoroute A4 près de Jossigny, à l’est de Paris, le 29 janvier 2024.
    L’animatrice de télévision française Karine le Marchand (à droite) s’adresse aux agriculteurs à côté du secrétaire général du syndicat local des agriculteurs FDSEA, Samuel Vandaele (2ndR), alors qu’elle visite un barrage routier tenu par des agriculteurs sur l’autoroute A4 près de Jossigny, à l’est de Paris, le 29 janvier 2024. — BERTRAND GUAY/AFP

    Karine Le Marchand animera une émission spéciale consacrée à la grogne des agriculteurs dimanche soir sur M6 et RTL, a annoncé mardi le groupe M6, au lendemain du soutien affiché au monde agricole sur un point de blocage par l’animatrice de « L’amour est dans le pré ».

  • Des tracteurs stationnent sur une autoroute, lundi 29 janvier 2024 près de Roissy-en-France, au nord de Paris.
    Des tracteurs stationnent sur une autoroute, lundi 29 janvier 2024 près de Roissy-en-France, au nord de Paris. — MATTHIEU MIRVILLE/AP/SIPA

    Le gouvernement laisse faire et encadre les manifestants, mais veut empêcher que les tracteurs n’entrent dans « Paris et les grandes villes ».

  • Des agriculteurs se rassemblent alors qu’ils bloquent une autoroute, le lundi 29 janvier 2024 à Argenteuil, au nord de Paris.
    Des agriculteurs se rassemblent alors qu’ils bloquent une autoroute, le lundi 29 janvier 2024 à Argenteuil, au nord de Paris. — CHRISTOPHE ENA/AP/SIPA

    Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a demandé de la « modération » à ses troupes.

  • Blocage routier de l’autoroute A6 près de Villabé, au sud de Paris, le 30 janvier 2024.
    Blocage routier de l’autoroute A6 près de Villabé, au sud de Paris, le 30 janvier 2024. — VINCENT LOISON/SIPA

    Mardi lors de sa déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a salué « nos agriculteurs, nos pêcheurs, qui travaillent matin, midi et soir pour nous nourrir ».

  • Un agriculteur passe devant des tracteurs alignés, tenant une betterave farcie et tirant un tracteur jouet brandissant un drapeau français, alors que des agriculteurs venant de Meuse et de Moselle bloquent l’autoroute A4, près de Jossigny, à l’est de Paris, le 30 janvier 2024.
    Un agriculteur passe devant des tracteurs alignés, tenant une betterave farcie et tirant un tracteur jouet brandissant un drapeau français, alors que des agriculteurs venant de Meuse et de Moselle bloquent l’autoroute A4, près de Jossigny, à l’est de Paris, le 30 janvier 2024. — BERTRAND GUAY/AFP

    Enumérant plusieurs des mesures destinées à faciliter leur vie déjà annoncées vendredi, il a rappelé que la crise agricole ne serait pas réglée « en quelques jours ». « Nous irons plus loin encore », a-t-il assuré.

  • Des banderoles indiquant « Sauvons l’agriculture » (L) et « Notre fin sera votre faim » sont déployées sur des tracteurs avec des panneaux routiers renversés alors que des agriculteurs venant de Meuse et de Moselle bloquent l’autoroute A4 près de Jossigny, à l’est de Paris, le 30 janvier 2024.
    Des banderoles indiquant « Sauvons l’agriculture » (L) et « Notre fin sera votre faim » sont déployées sur des tracteurs avec des panneaux routiers renversés alors que des agriculteurs venant de Meuse et de Moselle bloquent l’autoroute A4 près de Jossigny, à l’est de Paris, le 30 janvier 2024. — BERTRAND GUAY/AFP

    Gabriel Attal a appelé mardi à « une exception agricole française » et promis « d’être au rendez-vous » pour répondre à la crise des agriculteurs qui, dans un convoi vers Rungis ou par le blocage d’axes stratégiques, restent déterminés à faire entendre leur colère.

  • Blocage routier de l’autoroute A6 près de Villabé, au sud de Paris, le 30 janvier 2024.
    Blocage routier de l’autoroute A6 près de Villabé, au sud de Paris, le 30 janvier 2024. — VINCENT LOISON/SIPA

    Le mouvement de colère s’étend en tout cas sur le continent : après des manifestations en Allemagne, en Pologne, en Roumanie, en Belgique ou en Italie ces dernières semaines, les trois principaux syndicats agricoles espagnols ont annoncé des « mobilisations » dans l’ensemble du pays au cours des « prochaines semaines ».

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