Début poussif pour un GF38 en rodage

Manuel Pavard

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Olivier Saragaglia l'admet sans peine, « le début de saison est difficile ». Avec deux nuls et une défaite en trois journées, synonymes de 12e place au classement, la machine grenobloise paraît grippée. Un démarrage poussif pour une cylindrée taillée pour jouer les premiers rôles. « Je m'attendais à mieux vu ce qu'on a été capable de faire l'année dernière, d'autant qu'on a conservé notre groupe et acquis des renforts », reconnaît ainsi l'entraîneur du GF38, qui réfute la thèse d'une différence de niveau entre CFA2 et CFA : « Fréjus, Nice, Toulon ou Evian, qui étaient dans notre poule en CFA2, me paraissent supérieures aux trois équipes que l'on a rencontrées depuis le début de saison. »

« On n'est qu'à 50 % »
« On a du mal à retrouver notre jeu et on se met sans doute un peu trop de pression en disant que l'on joue la montée, même si le club nous a donné deux ans pour accéder au National, poursuit Olivier Saragaglia. A Sarre, on a manqué de mouvement, d'agressivité et commis beaucoup d'erreurs techniques. Les joueurs n'ont plus l'esprit revanchard de l'an passé. » Pourtant, le coach isérois ne s'inquiète pas outre mesure : « Je pense que l'on n'est qu'à 50 % de nos capacités. Face à Sarre-Union, on encaisse un but à la 85e alors que l'on n'a jamais été mis en danger et que l'on aurait dû bénéficier d'un penalty et d'un carton rouge. Avec plus de réussite, on aurait pu être à trois victoires. » Un premier succès, samedi, face à La Duchère, relancerait enfin le moteur.

Des retours et des absents

Le GF38 sera diminué pour la venue de Lyon Duchère, samedi, au Stade des Alpes. Yahia-Bey et Diané, au repos, sont incertains tandis que Lebbihi est toujours blessé. Olivier Saragaglia enregistre en revanche le retour de Descamps et peut-être de Baudet, toujours en attente de sa qualification en provenance des Etats-Unis.