voies royales vers l'embauche

Gaëtane Deljurie

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Le taux de chômage est inférieur à 8 % pour les titulaires de BTS ou de DUT en informatique ou comptabilité.
Le taux de chômage est inférieur à 8 % pour les titulaires de BTS ou de DUT en informatique ou comptabilité. —

Ils sont boudés par les étudiants, mais très recherchés par les employeurs. Cherchez l'erreur. Les diplômes universitaires et technologiques (DUT) et les brevets de technicien supérieur (BTS) possèdent plus d'un atout séduction. Selon l'Insee, « les titulaires de DUT et de BTS industriels ont souvent des débuts de carrière plus favorables que les titulaires de masters en lettres et sciences humaines ». Les taux de chômage y sont même inférieurs à 8 % pour les spécialités informatique, comptabilité, électricité mécanique, construction ou agriculture, contrairement à la plupart des licences ou des masters.

De gros écarts
Sur le site d'emploi Qapa.fr (qui totalise 70 000 offres et 350 000 profils de candidats), les demandes augmentent pour les diplômés de BTS et DUT. « Depuis 11 mois, 37 % des of fres postées sur notre site recherchent des niveaux BTS ou DUT », calcule Stéphanie Delestre, fondatrice du site. « On constate de gros écarts entre les métiers que les diplômés souhaitent exercer et les profils plébiscités par les recruteurs.  »
Problème, « ces filières techniques et technologiques ne sont pas très connues ou ne bénéficient pas d'une bonne image », constate Marie-Claude Macret, responsable du site monorientationenligne.fr de l'Onisep. Contrairement aux idées reçues, la poursuite des études reste possible après un DUT ou un BTS,. « On peut alors opter pour une licence pro en une année pour se spécialiser, ou rejoindre une école d'ingénieurs sur concours ou sur dossier, une école de commerce dans le cadre d'une admission parallèle, voire intégrer une licence à l'université », poursuit Marie-Claude Macret.

La diversité des profils
D'ailleurs, lorsqu'elles recrutent un jeune diplômé, les entreprises raffolent d'étudiants sortis d'école de commerce et ayant pour formation initiale un BTS. C'est en tout cas ce que révèle l'Observatoire annuel Ifop-Passerelle ESC de février dernier, qui a interrogé 200 recruteurs. « Les écoles de commerce ne sont plus réservées aux prépas », se réjouit Jean-François Fiorina, président de l'association Passerelle ESC et directeur de l'ESC Grenoble. « Si nous restons intransigeants dans les concours de sélection, l'attitude des recruteurs récompense notre volonté de prôner depuis longtemps la diversité des profils au sein de nos écoles. »

Salons Utiles

Pour les bacheliers, direction le salon Studyrama Sup'Alternance, le 7 juillet à Paris : plus de 300 formations et 5 000 offres de contrat en alternance y seront présentées. Le même jour, le salon de l'après-bac se tiendra à Bordeaux. Toutes les infos sur le site Studyrama.com.