le RNCA liquidé, la relève s'organise

Alexia Ighirri

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Le Rugby Nice Côte d'Azur, dont l'équipe senior évoluait en Fédérale 1, n'existe plus.
Le Rugby Nice Côte d'Azur, dont l'équipe senior évoluait en Fédérale 1, n'existe plus. —

Le Rugby Nice Côte d'Azur n'est plus. Sans surprise, le Tribunal de grande instance de Nice a en effet, ce lundi, confirmé la liquidation judiciaire du club niçois, en proie à des difficultés financières. Son équipe première, qui évoluait en Fédérale 1 (3e division), avait d'ailleurs été administrativement reléguée en Fédérale 3 par la commission d'appel de la Fédération française de rugby. La liquidation judiciaire n'étonne, finalement, personne : « Le TGI avait prévu de clôturer les comptes du RNCA et c'est ce qui a été fait ce lundi matin », assure Tony Catoni, président par intérim du club niçois. Celui-ci a rendez-vous dans les prochains jours avec un administrateur, nommé par le tribunal, en vue de gérer la liquidation du club.

Vers une nouvelle structure
Si le RNCA est enterré, ce n'est visiblement pas le cas du rugby niçois, puisque des projets de création de nouvelles structures sont évoqués. Celui, d'abord, d'Yvan Merlino présentée la semaine passée : le Métropole Nice Rugby (Menir), qui n'attend plus qu'une réponse favorable de la ville de Nice pour pouvoir utiliser le complexe des Arboras. « Sans terrain, on ne peut pas avoir de numéro d'affiliation à la fédération et donc on ne peut pas faire grand-chose... », déplore Yvan Merlino, qui a reçu une lettre de la mairie jeudi dernier « indiquant que le dossier a été transmis à la direction des sports, qui nous a confirmé que la décision sera prise à l'issue d'un arbitrage. çela signifie qu'il y a donc plusieurs projets... ». Et effet, Tony Catoni, désormais ex-président du RNCA, pense lui aussi à la succession de ce club : « Sous 8 jours, on va remettre un projet en marche pour redonner vie à l'école de rugby, aux cadets et aux juniors. Rien n'est encore concret, mais je n'en serai pas le président ».
Une ambition pas forcément au goût d'Yvan Merlino : « Moralement, comment une personne qui a demandé la liquidation du club peut-elle reprendre l'activité ? ».