Le perchoir de la Chambre basse, un poste convoité

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Au lendemain de la défaite de Ségolène Royal, candidate autoproclamée à la présidence de l'Assemblée, les ambitions n'ont pas tardé à se révéler dans les rangs socialistes Dès lundi matin, Claude Bartolone lâche l'information au Parisien : il est candidat à l'un des postes les plus convoités de la République. « J'ai connu cette maison dans tous ses états. Lorsqu'en 1981, nous avions la majorité absolue. Ou comme en 1993, lorsque nous étions très minoritaires. Et j'ai admiré la façon dont Philippe Séguin a alors tenu compte des socialistes. Sans lui, je ne sais ce que nous serions devenus à l'Assemblée », explique-t-il à 20 Minutes, histoire de convaincre à gauche et de rassurer à droite.

L'Elysée voudrait une femme
Sauf qu'il se murmure que l'Elysée souhaite voir une femme présider le Palais-Bourbon. « Ce serait une erreur d'imposer un nom alors que le gouvernement et Hollande ne cessent de répéter qu'ils tiennent à ce que l'Assemblée vive sa vie… », lâche le député de Seine-Saint-Denis qui va devoir faire campagne contre un de ses amis, Jean Glavany. Le député des Hautes-Pyrénées a en effet annoncé sa candidature, lundi, tout comme Elisabeth Guigou, ancienne garde des Sceaux, qui n'a pas démenti y réfléchir, lors d'une interview sur France 2. Député du Finistère, Marylise Lebranchu revient aussi dans les conversations. Grande amie de Martine Aubry, elle connaît très bien l'Assemblée. Petit problème : contrairement à tous les autres, elle a démenti convoiter ce poste la semaine dernière.Matthieu GOar