des hauts et surtout des bas

jeremy goujon

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Pour la neuvième année consécutive, Rennes (6e) a donc fini dans les dix premiers de la Ligue 1. Mais cette belle régularité ne vient pas masquer un éternel constat d'échec.

Pas prophète en son pays. Quatrième meilleure formation de L1 à l'extérieur, avec le même nombre de victoires (9) que le trio de tête, le SRFC traîne comme un fardeau ses performances plus que moyennes à domicile (8e de ce classement). Accroché par les « petits » (Nancy, Valenciennes, Brest, Auxerre), il a surtout été incapable de se défaire des « gros » (nuls contre Paris, Saint-Étienne, Lille et Lyon, revers contre Montpellier). C'est d'ailleurs dans ce domaine que Frédéric Antonetti entend rectifier le tir, la saison prochaine. « Face à ces équipes, on a peut-être trop ouvert le jeu. Il a manqué dix ou quinze buts. » Titillé sur le rendement de Mevlüt Erding, censé apporter une réelle plus-value, le coach corse a répondu tout de go. « Je reste persuadé qu'il est le joueur qu'il nous faut. C'est un avant-centre qui vaut entre 15 et 20 buts. »

Coupes : la bérézina, et pourtant… La désillusion majeure de l'année restera l'élimination en demi-finale de Coupe de France. Sortis par Quevilly, les Rennais avaient, semble-t-il, fait le plus dur en battant auparavant quatre clubs de Ligue 1. S'il restait Lyon derrière, ils auront raté (une fois de plus) une belle occasion de dépoussiérer l'armoire à trophées. Avec un tour en moins à disputer, la Coupe de la Ligue était la voie la plus rapide pour ce faire. C'était sans compter sur une prestation désastreuse au Mans… Quant à la Ligue Europa, l'absence de succès en phase de poules suscite les commentaires les plus acerbes, quand bien même l'Udinese (3e du Calcio) ou l'Atlético Madrid (futur vainqueur de l'épreuve) ont été sérieusement bousculés. « Le regret, c'est de ne pas y participer une deuxième fois de suite. On aurait emmagasiné davantage d'expérience. »

Et maintenant ? Défendant vaille que vaille son bilan (« les 60 points, on est allés les chercher ») et le travail réalisé sur certains éléments (« John Boye, c'était le majordome (sic) de Gyan Asamoah, et on en a fait un joueur de L1 »), Frédéric Antonetti veut honorer son contrat jusqu'au bout (2013). Il deviendrait ainsi le premier technicien, depuis un certain Raymond Kéruzoré (1987-1991), à tenir quatre ans sur le banc rennais. Se définissant comme l'homme de la continuité, le Corse aurait bien aimé que « la saison redémarre dès ce matin [lundi]. Mon credo est le suivant : on va faire mieux. » Il devrait donc animer la reprise (2 juillet), sauf si ses dirigeants en décidaient autrement...