montpellier comme dans un rève

christophe castieau

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Ils ont brandi leur trophée de champion de France face à une place de la Comédie en pleine crise de folie et une pluie de confettis est tombée du ciel comme dans un rêve qu'est venue partager une foule de plus de 25 000 fans. « Je suis très fier pour ce peuple pailladin et je remercie tous ces gens qui nous ont soutenus toute la saison, au stade, à l'entraînement, dans la rue », répète à l'envi Olivier Giroud du haut de l'Opéra Comédie où joueurs et cadres du MHSC semblent ne pas vraiment réaliser.
« On ne le sait pas encore », balbutie un Louis Nicollin version punk déjanté, qui n'a décidément pas de mots pour qualifier la plus incroyable histoire du club qu'il a fait sien en 1977. « La Paillade, c'est tout une histoire, avait quand même réussi à lancer “Loulou” à la foule. Ça me fait chaud au cœur de vous voir tous réunis là. »

« On savoure »
Les mots volent, les émotions fusent et les analyses seront pour demain. « Hier à Auxerre on a eu l'émotion ultime, c'est-à-dire la pression et aujourd'hui on savoure, on prend conscience de ce qu'on a réalisé », confie un René Girard d'une belle sérénité, peut-être parce que l'entraîneur se rappelle du joueur bordelais champion de France qu'il fut.
Ses joueurs font preuve d'une fraîcheur exceptionnelle et les scènes de joie explosent aux quatre coins d'un opéra qui chante le bonheur. « La plus belle des victoires, c'est sûrement que cette équipe s'est identifiée à son public et que le public s'est identifié à son équipe », martèle l'entraîneur de Montpellier qui confie que son groupe y a cru « petit à petit au fil d'une saison exceptionnelle ». Meilleur buteur de Ligue 1, Olivier Giroud n'en finit pas de se réjouir. « Champion de France, il n'y a rien de plus beau, je souhaite ça à n'importe quel joueur », sourit-il avant de plonger une minute dans la réalié. « On va se reposer, mais il va falloir vite se remettre au travail », assure celui qui va très vite rejoindre l'équipe de France. « Il va falloir vite se remettre au travail mais permettez-moi de savourer », demande René Girard. Depuis dimanche soir, tout est permis à Montpellier.