L'immigration au cœur du débat

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Avec un FN aussi haut au premier tour, les échanges sur l'immigration étaient attendus. Le résultat a été à la hauteur des attentes. « La France est un pays ouvert, je sais moi-même d'où je viens, mais nous avons accueilli trop de monde », attaque Sarkozy, qui rappelle un des points de son programme : diviser l'immigration légale par deux pour passer de 185 000 à 90 000. Hollande compte, lui, rester à 180 000 naturalisations par an, mais explique que « l'immigration légale doit être maîtrisée ».

Le droit de vote des étrangers
Alors que le PS dénonce les « appels du pied » du candidat UMP à l'égard des électeurs FN, Hollande revient sur les conditions d'accueil des migrants en France. « Pour les demandeurs d'asile, des personnes attendent une réponse un an et demi ! Je veux qu'elles aient une réponse en six mois », annonce le socialiste, qui parle des centres de rétention dans lesquels il ne veut plus voir un enfant. « Je sais que vous avez le sens de l'humour, mais sur les centres de rétention, vous aviez promis à France Terre d'Asile de les supprimer... », lui rappelle Nicolas Sarkozy.
Le programme du PS propose le droit de vote aux étrangers non communautaires aux élections locales. Sarkozy dénonce la menace d'un vote communautaire. « Le droit de vote aux immigrés s'adresse [...] d'abord aux premières communautés : algérienne, malienne, nigérienne. Les pays d'Afrique du Nord sont de confession musulmane, de l'autre côté de la Méditerranée. Les tensions communautaires viennent de qui, viennent d'où ? », lance le Président. « Pourquoi laissez-vous supposer que les étrangers qui voteraient sur le territoire, sont des musulmans ? », rétorque le candidat socialiste, ferme.M. GO.