Des échanges marqués par des comparaisons avec l'étranger

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Chômage, TVA sociale, croissance… Sur tous les sujets économiques, les deux candidats ont comparé la situation de la France avec l'étranger. Notamment Sarkozy attaché à relativiser les conséquences de la crise. « Le chômage a augmenté de 18,7 % en France. Sur la même période, il a augmenté de 37 % en Italie, de 191 % en Espagne, de 103 % aux Etats-Unis... Pourquoi faudrait-il minimiser les efforts de la France ? explique ainsi le Président.
L'Allemagne a été l'exemple le plus choisi par les deux candidats. Ainsi Sarkozy a défendu sa TVA sociale en évoquant Berlin qui l'a augmentée de trois points. « Les Etats-Unis ont fait mieux que la France en termes de croissance. L'Allemagne a fait mieux aussi [...] Donc, vous ne pouvez pas dire que la France s'en est tirée mieux que les autres », lui répond Hollande.

Plus de riches ou moins de pauvres
Sur la fiscalité, le petit jeu de la comparaison a également animé les débats. « La France est le pays d'Europe, avec la Suède, avec les impôts les plus lourds. Il y a une différence entre nous: vous voulez moins de riches, je veux moins de pauvres, décrit Nicolas Sarkozy aussitôt critiqué par François Hollande. « Vous avez eu plus de pauvres et des riches plus riches. »
En 2007, les échanges entre Royal et Sarkozy avaient été beaucoup moins influencés par les pays étrangers. Sans doute un symptôme de la crise internationale.Matthieu Goar