De l'ébriété à la sobriété énergétique

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   Eteindre les lumières pendant une heure pour allumer les consciences et lutter contre le péril climatique, voilà ce qui unit des millions d'hommes et de femmes tous les 31 mars, depuis 2009, dans le monde. Cette année, 6 500 villes dans 150 pays ont participé à Earth Hour, saluée par les Nations unies comme la plus grande action citoyenne environnementale. Ce succès démontre que nous sommes de plus en plus nombreux à souhaiter passer de l'ébriété carbonique à la sobriété énergétique. En France, la facture énergétique a triplé en sept ans, passant de 23 à 62 milliards d'euros, et près de 3,5 millions de personnes sont en situation de précarité énergétique, d'où l'impérieuse priorité d'accélérer le programme d'isolation des bâtiments issu du Grenelle. En misant sur une société de l'après-carbone, faisons mentir la phrase d'Oscar Wilde : « La fatalité veut que l'on prenne toujours les bonnes résolutions trop tard. »
  Serge Orru, directeur général
  du WWF France