« La situation des mineurs étrangers est désastreuse »

social Quinze associations saisissent le Défenseur des droits

Lucie romano

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Des mineurs isolés étrangers arrivent dans un centre pour SDF à Paris.
Des mineurs isolés étrangers arrivent dans un centre pour SDF à Paris. —

Quinze associations saisissent le Défenseur des droits sur les conditions d'accueil des mineurs isolés étrangers (MIE) en région parisienne. Une première réunion a même eu lieu mardi en fin de journée, « constructive » aux dires de l'associatif Renaud Mandel et d'Antoine Grézaud, directeur de cabinet de Dominique Baudis, le Défenseur des Droits, qui annonce d'ores et déjà des avancées à venir sur la controversée expertise osseuse destinée à déterminer l'âge des jeunes. Pour Jean-Michel Centrès, membre du Mrap et du Collectif des exilés, le but de cette saisine est de « servir de rappel à la loi : les droits fondamentaux des mineurs isolés étrangers (MIE) sont bafoués ! » Et de citer l'exemple de jeunes de 17 ans, logés à l'hôtel, laissés sans formation, et qui arrivent à la majorité sans possibilité de régularisation.
Damien Nantes, de l'association Hors la Rue également signataire, est lui aussi inquiet : « Si la situation des MIE se dégrade depuis plusieurs années, elle devient désastreuse depuis quelques mois. Cet hiver, des mineurs ont dormi dehors ! S'ils avaient été Français, on ne l'aurait jamais toléré ! » Le collectif d'associations critique les méthodes d'accueil pratiquées à Paris et en Seine-Saint-Denis, départements qui accueillent le plus de MIE en métropole. Des méthodes jugées plus comptables qu'éducatives. La Ville de Paris, qui a financé à hauteur de 83 millions d'euros l'accueil de 1700 MIE en 2011 (deux fois plus qu'en 2008), répond faire le maximum. Le Défenseur des droits, le ministère de la Justice et de l'Association des départements de France font un point ce mercredi sur la situation des MIE sur l'ensemble du territoire national.

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