Arcelor inflige encore un râteau à Mittal Steel

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La Commission européenne a donné vendredi son feu vert conditionnel au rachat du sidérurgiste européen Arcelor par son concurrent Mittal Steel, estimant que l'opération ne posait pas de problème de concurrence au vu des solutions proposées par Mittal.
La Commission européenne a donné vendredi son feu vert conditionnel au rachat du sidérurgiste européen Arcelor par son concurrent Mittal Steel, estimant que l'opération ne posait pas de problème de concurrence au vu des solutions proposées par Mittal. —

Peut mieux faire. Le sidérurgiste européen Arcelor a de nouveau rejeté l'offre de son rival Mittal Steel, hier. Elle a été jugée « insuffisante » à l'unanimité par le conseil d'administration. Nº 1 mondial de l'acier, le groupe du milliardaire d'origine indienne Lakshmi Mittal tente depuis le mois de janvier de convaincre Arcelor d'accepter une fusion. Mais son offre lancée en Bourse le 18 mai, et améliorée le lendemain pour atteindre un montant de 25,8 milliards d'euros, peine à séduire. Face au refus de sa proie, Mittal a déclaré hier qu'il ne mettrait pas un centime de plus sur la table.

Le combat semble donc parti pour durer jusqu'au 5 juillet, date de clôture de l'offre de Mittal. Pour échapper à son prédateur, Arcelor vante les mérites de son projet de mariage avec le russe Severstal, qui devrait prendre 32 % de son capital. Il « constitue l'alternative stratégique la plus intéressante » destinée à « donner naissance au leader mondial et au groupe le plus rentable » du secteur, a-t-il martelé hier. Mais ses actionnaires ne semblent pas convaincus. Quelque 30 % d'entre eux réclament une assemblée générale spéciale. Ils demandent que l'alliance avec le russe soit soumise à l'approbation des deux tiers de l'actionnariat. Arcelor fait la sourde oreille. Il a répété hier qu'une assemblée ordinaire aurait lieu le 30 juin, avec un vote à la majorité du capital.

Angeline Benoit (avec AFP)