Des Français toujours pas emballés

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Aucun des candidats ne parvient à réunir une majorité de Français sur ses idées. Ainsi, seuls 47 % d'entre eux sont souvent d'accord avec le candidat qui s'en sort le moins mal, Hollande. Un niveau d'adhésion bien inférieur à ses intentions de vote au second tour (54 %). Ce taux d'adhésion n'est que de 40 % pour Sarkozy, seulement deux points devant Mélenchon. D'ailleurs, parmi les personnes qui s'apprêtent à voter pour le candidat UMP, 40 % déclarent le faire avant tout pour le candidat et 39 % seulement pour le projet qu'il porte (et qu'il doit présenter jeudi à la presse). « Cette distance des Français par rapport aux politiques est corroborée par le manque d'intérêt pour la campagne », glisse Jérôme Sainte-Marie, qui dirige le département opinion de l'institut CSA. Ainsi, seuls 66 % des sondés assurent être intéressés, soit une baisse de deux points par rapport à la semaine dernière. Un niveau faiblard à une échéance aussi réduite de l'élection. « A la même époque en 2007, le niveau d'intérêt pour la campagne était de treize points supérieur », note le sondeur. Un manque d'enthousiasme qui se traduit également dans les votes au second tour. 59 % des personnes qui voteront Hollande le feront « avant tout » parce qu'ils ne souhaitent pas que Sarkozy soit président. Et 53 % de ceux qui voteront Sarkozy le feront « avant tout » pour éviter que le socialiste n'accède aux fonctions suprêmes.a. S.