A Créteil, des films de femmes d'hier, d'aujourd'hui, de demain

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Pour Djamila, à voir le 4 avril.
Pour Djamila, à voir le 4 avril. —

Depuis trente-quatre ans, le Festival de films de femmes de Créteil donne la parole aux réalisatrices. Cette année, elles s'inscrivent dans l'histoire en interrogeant leur passé, leur présent et leur futur. Leur passé avec Gisèle Halimi et la projection des films Le Procès de Bobigny de François Luciani, et Pour Djamila de Caroline Huppert. L'avocate reviendra le 1er et le 4 avril sur ses deux procès historiques et sur ses combats : l'IVG et la place des femmes pendant la guerre d'Algérie. Dans son documentaire No Gravity, Silvia Casalino, jeune ingénieure en aéronautique, se questionne sur le présent et la place (ou plutôt l'absence de place) des femmes dans la conquête spatiale et, plus globalement, dans les filières scientifiques. Avec Help ou visibilité, enfin, Sarah Franco-Ferrer se projette dans le futur et interroge des hommes (Edouard Glissant, Boutros Boutros-Ghali, Gérard Garouste) sur la question de la visibilité des femmes. « Cette année, les réalisatrices reviennent sur leur passé pour comprendre leur présent et améliorer leur futur », conclut Jacky Buet, fondatrice du festival. Ambitieux.S. G.
Séance 4 ou 5 €. Pass : 27 ou 55 €. Jusqu'au 8 avril, La Maison des Arts

de Créteil (94). Tél. : 01 49 80 38 98.

www.filmsdefemmes.com. .