Aux racines de la soul

Julien Ropert

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Malted Milk fonctionne en septet depuis deux ans et demi.
Malted Milk fonctionne en septet depuis deux ans et demi. —

Malted Milk, en argot américain, c'est tout simplement le whiskey. Mais n'allez pas imaginer pour autant que le septet nantais produit une poussiéreuse musique de cow-boys. Get Some, deuxième album de Gilles Delagrange et de ses comparses, exhale plutôt le parfum suave des classiques soul. « Le fait que le groupe se soit progressivement étoffé a apporté pas mal d'influence, raconte Igor Pichon, le bassiste. Aujourd'hui, la musique soul et afro-américaine est notre plus grosse influence. »

A sept dans le studio
Une musique qui se conçoit avant tout en live. Malted Milk a donc décidé d'enregistrer son nouvel album en se rapprochant le plus possible des conditions de la scène. Les cuivres, qui avaient été enregistrés séparément sur le premier disque, ont donc rejoint le studio en même temps que le reste du groupe. « L'idée, c'était de retrouver la sensation de jouer ensemble, résume le chanteur Arnaud Fradin. De jouer en fonction de ce qu'on entend directement, pas dans un casque. » « Pour ce genre de musique, c'est un peu une obligation », insiste Yann Cuyeu, le guitariste. Le résultat est tout en rythme et en feeling, avec l'indispensable dose de sex-appeal que n'auraient pas renié les papes de Motown. De quoi s'attirer un peu plus les regards du grand public.

Pratique

L'album Get Some est dans les bacs depuis le 6 mars. Le concert de la salle Paul-Fort, jeudi, est complet. Séance de rattrapage le 20 avril à 20 h 30, à Stereolux, dans une soirée organisée par Soulshine. Renseignements : www.stereolux.org.