« Les clans ne doivent plus se tirer dessus ! »

rECUEILLI PARj. c. MAGNENET

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Jean Anturville est arrivé à Nice en début de saison.
Jean Anturville est arrivé à Nice en début de saison. —

Jean Anturville ne s'attendait pas à ça. Recruté en début de saison, le nouveau coach du Rugby Nice Côte d'Azur se retrouve dans un club en pleine crise, actuellement en Fédérale 1 (3e division) et menacé de relégation administrative en Fédérale 3 pour des problèmes financiers. Il tente, malgré tout, de conserver des joueurs mobilisés.

Nice a remporté une belle victoire samedi dernier

face à Montauban.

Satisfait de vos joueurs ?
C'est dans la continuité du travail réalisé. On a résolu nos problèmes au sein de l'équipe les uns après les autres, qu'il s'agisse de la touche ou de la défense, et nous sommes aujourd'hui capables de rivaliser avec des équipes très sérieuses.

Le club est de nouveau en crise et les joueurs ne sont plus payés. Comment le groupe gère la situation ?
Il n'y a pas qu'eux : personne n'est payé depuis fin décembre. Notre objectif était le maintien, et sportivement nous sommes sur la bonne voie. Aujourd'hui, les joueurs sont forcément perturbés. Pour qu'ils restent mobilisés, il faudra leur annoncer une solution concrète d'ici une semaine, avant le prochain match, fixé au 18 mars.

Comment expliquez-vous

les déboires du club ?
Moi, je ne m'occupe que du sportif. Après... Il y a un manque d'infrastructures évident, et pas assez de terrains pour pouvoir espérer jouer à un niveau supérieur. Le club a aussi une dette, qui n'a pas été faite en seulement une ou deux saisons. Maintenant, il y a urgence. Il faut que les clans niçois arrêtent de se tirer dessus. Mais moi, je ne suis pas niçois, et je ne suis pas là pour donner des leçons !

Vous voyez-vous encore

à Nice l'année prochaine ?
Ce qui est sûr, c'est que je ne veux plus revivre une saison comme ça. Ce qui m'intéresse, c'est de jouer une montée. Il y a un groupe de joueurs très intéressant à Nice. Il faudra voir si de nouveaux investisseurs arrivent, et si c'est le cas, ce qu'ils voudront faire...