Gros, vache, mainate et complets déjantés

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Le mainate et la vieille tante
Le mainate et la vieille tante —

« Le Gros, la vache et le mainate », c'est du très bon théâtre, un brin truand. Bon, comme tous les autres acteurs, Olivier Martin-Salvan l'est dans les rôles successifs d'un homme enceint puis d'un bébé géant. Truand, parce que le ton canaillou et grivois est de mise. A tel point, que si Bernard Menez – oui, THE Bernard Menez qui joue les metteurs en scène débordés – s'exclame « mais on n'urine pas sur un nourrisson dans une opérette ! », il convient de préciser qu'en termes d'outrage au nourrisson, celui-ci n'est pas le pire.
La pièce garantit surprises, fous rires et transgression. Le tout en déclinant quelques figures classiques de la scène populaire, du cabaret ou de l'opéra-bouffe. Des strip-teases, des chansonnettes, de la grimace, deux vieilles tantes commères médisantes et méchantes, des interpellations du public, des chutes. En particulier des chutes d'éléments du décor. Elles participent comme d'autres excellentes trouvailles de mise en scène à faire – presque trop – perdre tête et sens aux spectateurs.Alice Coffin