L'homoparentalité en campagne

©2006 20 minutes

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Une homophobie primaire et souvent violente persiste en France, alimentée, paradoxalement, par l'acceptation croissante de l'homosexualité dans la société, selon l'association SOS homophobie, qui présentait mardi son 10ème rapport annuel.
Une homophobie primaire et souvent violente persiste en France, alimentée, paradoxalement, par l'acceptation croissante de l'homosexualité dans la société, selon l'association SOS homophobie, qui présentait mardi son 10ème rapport annuel. —

L'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL) fête son vingtième anniversaire. Et compte participer au débat en vue de la présidentielle de 2007. « Nous avons un an pour transformer l'essai », affirme Eric Garnier, coprésident de l'APGL. Le nombre d'adhérents a plus que doublé depuis 1999 (ils sont aujourd'hui 1 600), mais « les politiques tournent autour du pot quand il s'agit d'homoparentalité, s'indigne Wanda Marin, mère lesbienne. La loi doit changer pour que les enfants aient une protection juridique. »

Des questionnaires vont être envoyés en septembre aux candidats, afin de « valider avec eux leur soutien à l'homoparentalité », explique Franck Tanguy. Les réponses serviront à informer les adhérents de l'association des différentes propositions. L'objectif est qu'un homme politique porte leurs revendications sur le devant de la scène. Si l'association déclare compter sur les Verts, aucune personnalité politique ne se dégage pour le moment.

Sixtine de Villeblanche