un énième déplacement pas du goût de tout le monde

jeremy goujon

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La sentence définitive est tombée vendredi dernier. Malgré son recours déposé auprès du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), le Rennes Volley 35 n'a pas obtenu gain de cause, dans le litige qui l'opposait à la Ligue Nationale. Qualifié pour les quarts de finale de la Coupe de France le 4 janvier, au sortir d'une victoire à l'arraché sur le parquet de Narbonne (2-3), l'équipe bretonne devait ensuite recevoir le vainqueur du match Toulouse-Montpellier, comme un tirage au sort pré-établi le laissait supposer. C'était avant le fameux « blanc dans le règlement » subitement constaté par l'establishment de la LNV, prétexte à un autre tirage désignant le club recevant.

Une incompétence manifeste
Ce soir (20 h), c'est donc dans le Sud-Ouest que les hommes de Boris Grebennikov vont tenter d'accéder au Final Four, comme l'an passé. Au plus grand dam de leurs dirigeants. « Le CNOSF nous propose de nous en tenir à la décision que nous contestions […] Dans un souci d'accalmie, mais également dans l'intérêt du volley-ball français, nous nous plierons à cette préconisation et nous rendrons donc à Toulouse. Ceci étant, nous souhaitons vous alerter officiellement que ce type d'atermoiement, d'erreur ou de manquement - pour rester mesuré - ne peut être que de nature à desservir notre sport. » Extraits d'une lettre ouverte adressée au président de la Ligue, les propos de Thibault Mativet et Laurent Giboire dénoncent l'amateurisme d'une institution censée gérer le haut niveau. Sans compter la mauvaise publicité offerte à une discipline, déjà en manque de lisibilité. Aux partenaires de Sébastien Frangolacci, qui auront atterri à Zagreb, puis à Beauvais, et enfin en Haute-Garonne en l'espace de six jours (!), de faire oublier ce fâcheux contretemps, en se qualifiant sur le terrain. Ils doivent pour ce faire s'inspirer de leur succès du 18 décembre en championnat, où menés 0-2 par les Toulousains, ils avaient fini par renverser la vapeur.

des tribunes amovibles pour la coupe d'europe

Alors que la CEV (Confédération Européenne de Volley-ball) impose au club rennais d'enlever les sièges situés derrière les serveurs, la Ville installera quelques tribunes amovibles pour l'affiche programmée le 31 janvier, salle Colette-Besson. Un surplus d'ambiance qui ne sera sans doute pas de trop face au Stroitel Minsk, double champion de Biélorussie en titre. Les tickets pour ce 8e de finale aller de Challenge Cup sont d'ores et déjà mis en vente.