Yade radiée des listes à Colombes

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Rama Yade en octobre 2011.
Rama Yade en octobre 2011. —

Rama Yade était injoignable hier. Le tribunal d'instance de Colombes (Hauts-de-Seine) a rejeté sa demande de réinscription sur les listes électorales de la ville, d'où elle avait été radiée en décembre dernier. C'est pourtant dans cette commune, où elle a grandi, qu'elle souhaiterait être candidate aux élections législatives. Le juge a estimé que « l'affectation » du logement qu'elle présente comme le sien « à l'usage de domicile n'est pas encore réalisée ». La semaine dernière, la juge avait constaté lors d'une visite à l'adresse donnée par l'ancienne secrétaire d'Etat que le logement était vide. Visiblement, les explications de Rama Yade, selon laquelle le logement était inoccupé en raison d'un dégât des eaux, n'a pas convaincu la justice.
Or, pour être inscrite sur liste électorale, il lui faut habiter la commune ou payer une taxe d'habitation depuis cinq ans. Théoriquement, Rama Yade ne pourra donc pas se présenter aux législatives si elle n'est pas inscrite sur une liste électorale. Elle peut encore se pourvoir en cassation. Ou saisir une juridiction dans une ville où elle réside pour être inscrite, en l'occurrence Paris. Une hypothèse qui semble probable aux yeux de Manuel Aeschlimann, le député (UMP) sortant d'Asnières-Colombes sud, la circonscription convoitée. « Si elle était rationnelle, elle se retirerait, mais je ne suis pas sûr qu'elle suive mon conseil. » Selon lui, celle qu'il qualifie de « candidate de la division » est dans « une position politiquement intenable ».Alexandre Sulzer