Sébastien Cauet dépucelé au Palais des Glaces

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Cauet se moque de sa vulgarité.
Cauet se moque de sa vulgarité. —

Les premières fois, Cauet connaît bien. Premiers castings et vol en avion, location de cassette porno et visite chez le proctologue… Subtil ! Cauet ne se refait pas, se moque de sa « vulgarité ». Dans son premier one-man-show, l'animateur de NRJ et NRJ12, aux portes du paradis et de l'enfer après un accident, se voit soumis au jugement divin. Il dresse les étapes de sa vie. Le bilan ?
Touchant et juste lorsqu'il raconte sa jeunesse picarde ou la visite chez un croque-mort garagiste – c'est son père qu'on enterre. L'un des meilleurs sketchs, tendre et grinçant, évoque ainsi la mort de ses parents. Dommage que la sincérité se dilue dans des blagues éprouvées : la mort de Claude François, les petites culottes du catalogue de La Redoute, le nanisme de Mimie Mathy… Il pourrait raconter davantage le showbiz, il l'égratigne gentiment (David Guetta et son « hold-up à l'envers » – « Il lève les bras, mais c'est lui qui prend le pognon »). Il pourrait tourner en dérision ses émissions. Non. Entre un écran et le public, Cauet, à l'aise, se glisse sur scène dans une succession de personnages. Sur ce même écran, un film le voit réaliser un strip-tease. Pas facile de se mettre à nu.J. M.