premier meeting en fanfare

Envoyée spéciale à Dunkerque, Anne-Laetitia Béraud

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François Bayrou, hier à Dunkerque.
François Bayrou, hier à Dunkerque. —

L'ambiance monte crescendo au palais des congrès de Dunkerque. La fanfare des carnavaleux de la commune chauffe la salle aux 1 200 places, qui accueille le premier meeting de François Bayrou. Le candidat du MoDem a choisi le Nord, comme en 2007, pour se lancer à l'assaut du terrain. « Le Nord porte chance, il fait les présidents ! », s'exclame le député Jean Lassalle (MoDem). Dunkerque, dirigée par le socialiste Michel Delebarre, est un bastion de l'industrie, qui représente l'un des axes forts du programme de Bayrou, qui promeut le « produit en France ».
Dans la salle, point de délire néanmoins. On est venu écouter le candidat, grave, qui déplore « la pente du déclin, de l'affaissement, de l'abaissement » du pays, établissant notamment un parallèle entre l'Apocalypse de la Bible et le chômage. Se faisant le candidat de l'antisystème, François Bayrou vise les « petits, les obscurs, les sans-grades », « les humbles », à qui il adresse sa campagne.
Appelant à un vaste « choc », François Bayrou estime que c'est  «le seul moyen d'obtenir un pays uni, sans lequel rien ne serait possible. Car, nous le savons bien, nous Français, un pays divisé ne peut rien. Mais un pays uni, rien ne lui résiste. »