L'élan « Ashbury Street »

Julien Ropert

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Ashbury Street (ici, en répétition) évoque le mouvement hippie.
Ashbury Street (ici, en répétition) évoque le mouvement hippie. —

Ashbury Street, c'est cette rue de San Francisco d'où est parti le mouvement hippie. Un mouvement que Claude Brumachon et Benjamin Lamarche évoquent dans leur nouvelle création, une pièce pour quinze danseurs, qui sera le dernier volet de la trilogie entamée en 2004 avec Festin, et poursuivie avec Phobos en 2007. « Le mouvement hippie était un refus, un non à la guerre, à la société établie, explique Benjamin Lamarche. Il y avait une recherche hédoniste chez eux, mais en passant par un refus, une révolte par le collectif. La pièce traite de l'engagement politique au sens large du terme : comment je m'investis dans la cité pour faire avancer les choses. »

Syncrétisme musical
Une pièce toute en énergie, qui ne se borne pas à dresser le portrait d'une génération, et qui laisse une belle place à la musique. « Nous avons fait une belle synthèse, un syncrétisme musical, sourit Benjamin Lamarche. C'est une création où l'entente entre les danseurs et les chorégraphes a été totale, le groupe est parti ensemble sur la recherche, y compris sur les costumes. » Et le résultat est à la hauteur des efforts consentis.

Pratique

Mercredi 18 et jeudi 19 à 19 h, vendredi 20 et samedi 21 janvier à 20 h 30 au CCN, 23, rue noire à Nantes. De 8 à 19 €. Réservations au 02 40 93 30 97.