François Fillon sonne la charge

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Le Premier ministre, hier.
Le Premier ministre, hier. —

Dans un petit salon de l'hôtel de Matignon, le Premier ministre, François Fillon, transmettait hier midi ses derniers vœux du quinquennat. Il en a profité pour faire la promotion du bilan de Nicolas Sarkozy, et attaquer le candidat socialiste, François Hollande.
Après avoir égrené les réussites – assouplissement des 35 heures, lutte contre le déficit public, service minimum, etc. –, Fillon a sonné la charge contre Hollande et « le mythe du phénix qui renaît de ses cendres ». Le chef du gouvernement a critiqué le socialiste, accusé de « diabolisation infantile ». « Chacun aura compris son but : éviter de parler du fond, éviter d'élargir aux contraintes du monde et par là même, éviter de placer le socialisme devant ses contradictions. » Critiquant « l'adresse aux Français » du socialiste publiée dans Libération la semaine dernière, François Fillon a déclaré: « A écouter François Hollande, tout n'est qu'échec, iniquité, désolation, bref notre pays est dans le gouffre. » Et de conclure : la majorité n'a « pas de leçons à recevoir en matière de solidarité ».Anne-Laëtitia Béraud