les rennais ne se sont pas donné l'envie d'avoir envie

jeremy goujon

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Jirès Kembo à la lutte avec Anthony Mounier, l'un des meilleurs Niçois samedi soir, sous le regard de Fabián Monzón.
Jirès Kembo à la lutte avec Anthony Mounier, l'un des meilleurs Niçois samedi soir, sous le regard de Fabián Monzón. —

D'une compétition à une autre, le Stade Rennais aura finalement montré le même visage désolant. S'il n'avait joué qu'une mi-temps face à Udine, il a cette fois traversé la rencontre à Nice tel un fantôme. Quand la Promenade des Anglais se transforme en chemin de croix, de celle qu'arboraient les « Rouge et Noir » via leur nouveau maillot away. « On n'a rien fait, on ne mérite rien, et on repart avec rien. » La sentence prononcée par Benoît Costil se traduit par le chiffre 0, caractérisant le nombre de tirs cadrés côté breton durant 90 minutes. « On a considéré ce match comme plus important que celui de Ligue Europa », disait Frédéric Antonetti avant le voyage sur la Côte-d'Azur. De ce fait, les titulaires habituels étaient bel et bien de retour, mais cela ne s'est pas franchement vu. « Nous sommes trop mal rentrés dans la partie et pourtant, on savait que Nice allait jouer direct et partir fort. » Exact, puisqu'un penalty obtenu pour une faute de Costil sur Guié Guié, et transformé façon crochet du gauche par Monzón (Fabián, pas Carlos), faisait vaciller les Rennais dès la 15e minute. Un autre Argentin, en l'occurrence Renato Civelli, assènera le K.O. à la suite d'un corner (2-0, 35e), domaine dans lequel le SRFC s'est montré d'une inquiétante faiblesse. Pour couronner le tout, l'équipe visiteuse dut disputer la quasi intégralité de la seconde période à 10 contre 11, John Boye se faisant sévèrement exclure après une intervention virile mais correcte sur Anthony Mounier (47e). Sûr qu'Antonetti aurait préféré une meilleure tournure pour son retour chez les Aiglons. Ses joueurs, tout aussi motivés qu'à Toulouse (1-0) fin octobre, en ont décidé autrement.