vaincre pour faire oublier les mésaventures du passé

jeremy goujon

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Contrairement à la Coupe de France, l'idylle entre le Stade Rennais et l'autre coupe nationale a souvent tourné court. En dix-sept participations depuis la « rénovation » de la compétition en 1994, le club breton a en effet chuté à huit reprises dès le premier tour. Dernier épisode funeste en date : une humiliante défaite chez le voisin guingampais (3-1), alors en National, le 22 septembre 2010. Cette saison, les hommes de Frédéric Antonetti ont toutefois sauté la case des 16es de finale (statut d'Européens oblige), pour se retrouver à seulement trois marches du Stade de France. Obstacle initial dans la quête du trophée, Le Mans apparaît comme un adversaire largement à la portée des Rouge et Noir.

Un changement dans les buts
Sauf que ce soir (20 h 50), à la MMArena, la tâche ne s'annonce « pas aussi simple que ça », aux dires de l'entraîneur corse. Celui-ci avoue ainsi son respect pour une formation sarthoise, engluée dans les profondeurs du classement en Ligue 2 (19e). « Même si elle a mal démarré, elle a du potentiel, et peut encore jouer le haut de tableau. Je suis persuadé qu'elle reviendra rapidement en Ligue 1. » Partant de ce constat, et afin d'éviter le piège de la « décompression », le coach a fait dans le classique au moment de définir son groupe de dix-neuf joueurs, si ce n'est la mise au repos de Benoît Costil et Kévin Théophile-Catherine. « Je fais tourner au mérite, et ça a plutôt bien marché jusqu'à présent. Concernant le poste de gardien, ce n'est pas une question d'alternance entre le championnat et les coupes. » Dans les cages rennaises, on retrouvera donc le jeune Abdoulaye Diallo (19 ans), lequel avait été lancé par Antonetti en novembre 2009, lors d'un périlleux déplacement à Gerland (1-1). « C'est le genre de match qui peut le faire progresser. » Nul doute, surtout, que l'intéressé espère connaître davantage de réussite que Johann Carrasso, portier n°2 bien malheureux au Roudourou, il y a un peu plus d'un an…

« une profonde sympathie pour cette épreuve »

Frédéric Antonetti garde, pour sa part, de bons souvenirs avec la Coupe de la Ligue. En 1995, il en atteint la finale avec Bastia. « Ça nous avait permis de prendre conscience de nos possibilités, pour ensuite obtenir le maintien en D1. » Rebelote en 2006 avec l'OGC Nice, sans oublier le joli parcours de l'AS Saint-Etienne deux ans auparavant. « On était en Ligue 2 et nous étions parvenus en demi-finale, ne perdant que face au futur lauréat, Sochaux. »