L'Ekiden attire les foules

Manuel Pavard

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Eric Le Pallemec boit du petit-lait. « Cet engouement populaire dépasse toutes nos espérances », s'exclame le gérant d'Idée Alpe, qui co-organise l'événement avec l'Entente Athlétique Grenobloise. Avec 570 équipes inscrites, soit près de 3 500 participants, la troisième édition du Grenoble Ekiden bat en effet tous les records. Les organisateurs ont même été contraints de clôturer les inscriptions une semaine avant la date prévue.

35 % de femmes
Discipline importée du Japon, l'Ekiden est pourtant peu connu du grand public. L'épreuve épouse la distance du marathon, courue en relais de six personnes dans l'ordre suivant : 5 km, 10 km, 5 km, 10 km, 5 km et 7,195 km. Les coureurs réaliseront une boucle autour de la Presqu'île scientifique. Mais d'où vient le succès du Grenoble Ekiden, considéré aujourd'hui comme la deuxième manifestation sportive iséroise sur une journée (derrière la Marmotte) ? « Au-delà de l'aspect sportif, c'est un grand moment de convivialité et de partage, affirme Eric Le Pallemec. Sur 3 500 participants, il doit bien y en avoir 2 000 qui ne mettent un dossard qu'une fois dans l'année. Et en plus, on a 35 % de femmes, contre 15 % en moyenne pour les autres courses de ce type. »

Chronos

Si le record du monde, détenu par des Kenyans, est inférieur à 2 heures, les meilleures équipes du Grenoble Ekiden le font en 2 h 15, contre 4 h 30 pour les derniers.