Le parrainage au cœur de l'interdépendance

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Karine n'est jamais loin d'Aurore (à dr.), sa protégée.
Karine n'est jamais loin d'Aurore (à dr.), sa protégée. —

Solidarité, un mot sacré au sein de l'armée de l'air… Car comme le justifie le général Herbert Buaillon : « Très souvent, quand on envoie à l'autre bout du monde une trentaine d'aviateurs en détachement, chaque personne ne sait pas faire le métier de son voisin. Chacun a besoin des autres. Cette interdépendance impose une confiance réciproque, un respect mutuel », et donc une solidarité sans faille.
Toujours dans cet esprit de solidarité, l'armée de l'air a créé un système de parrainage. Chaque nouvel élément recruté se voit ainsi attribuer un parrain, ou une marraine. « Ce compagnonnage s'inscrit dans notre processus de formation, explique le général. Quel que soit son métier, le jeune sera suivi dans ses premiers pas par une personne d'expérience. »

«On n'ose pas trop»
Un dispositif qu'affectionne la sergent Aurore F., 22 ans, contrôleur de défense aérienne à Mont-de-Marsan. « Quand on arrive sur une base où l'on ne connaît personne, qu'on se retrouve parmi les plus jeunes, on peut devenir timide. On n'ose pas… Le fait de ne pas me sentir “abandonnée” me rassure beaucoup et me tire vers le haut. » La jeune recrue garde à l'esprit qu'elle peut compter sur sa marraine, l'adjudant Karine B., 38 ans, dont dix-huit passés dans l'armée de l'air. « En tant que parrain ou marraine, on se doit de soutenir et guider notre protégé(e). Si Aurore a un souci, elle peut m'appeler à n'importe quel moment, qu'il s'agisse d'un problème sur la base ou même quelque chose de plus personnel. Je serai toujours là pour elle. » Comme un autre avait été là pour Karine auparavant…L. H.