ils peuvent s'en mordre les doigts

jeremy goujon

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Montaño a inscrit le but rennais.
Montaño a inscrit le but rennais. —

Les rencontres se suivent et se ressemblent pour le Stade Rennais. Trois jours après avoir raté le coche en Ligue Europa, les Rouge et Noir ont laissé filer une victoire qui leur tendait les bras. Face à des Nancéiens très frileux, M'Vila et les siens n'ont, une fois de plus, pas su « se mettre à l'abri », comme le regrettait Frédéric Antonetti. Lequel n'enfonçait pas ses joueurs. « Jeudi, le match était ouvert et plaisant. Là, c'était fermé, avec une défense très regroupée en face. Je tire donc un coup de chapeau aux garçons pour s'être créé autant d'opportunités. »
Après l'ouverture du score signée Montaño, suite à un bon travail de Pitroipa (1-0, 19e), ce ne sont en effet pas les balles de break qui ont manqué. Sauvetage d'un Lorrain sur sa ligne (48e), demi-volée de Féret au-dessus (65e), parade du gardien adverse au-devant d'Hadji (76e)… A force de ne pas concrétiser, les Bretons restaient sous la menace. Et ce qui devait arriver arriva, sur une action des plus litigieuses. « Pour moi, il n'y a pas penalty [Kana-Biyik fut sanctionné d'une main dans la surface]. L'arbitre a donné un point à Nancy », pestait Antonetti. Voilà comment André Luiz (auteur de l'égalisation à la 78e) et les visiteurs repartaient avec ce qu'ils étaient venus chercher. Frustrant.