Le musée des arts forains et le rituel de la fête

— 

Un des carrousels du musée.
Un des carrousels du musée. —

Un lieu féerique, ce musée des Arts forains. On n'y accède, sans réservation, que deux fois par an, à Noël et pendant les Journées du patrimoine. Parce que les pièces qui s'y trouvent, une des plus grosse collection au monde de carrousels, automates et autre têtes à claques, sont rares et relativement fragiles, et que Jean-Paul Favand, le propriétaire des lieux, refuse de les mettre dans des vitrines. « Je n'ai pas envie de montrer ces objets sans qu'on puisse les éprouver, dit-il. Si on était ouvert tout le temps, on se transformerait en parc d'attractions. » Pas question. « On préfère préserver le côté sacré, la fête et son rituel. »

Voyage au cœur du vivant
Pour les Journée du patrimoine, Favand a ajouté à son théâtre merveilleux et à son spectacle d'automates vénitiens, un voyage au cœur du vivant, conte mi-scientifique, mi-fantastique, en forme de projection d'images sur des objets en relief. En extérieur s'il fait beau, il rendra aussi hommage au japonisme du XIXe siècle avec des expos d'estampes et d'art floral, des sessions de tambour et des dégustations de saké… Kampai !S. L.