René de Obaldia fait son festival jusqu'à la fin de l'année

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Le poète René de Obaldia.
Le poète René de Obaldia. —

« Ah ! Quel bonheur ! Trop souvent, on honore les auteurs une fois qu'ils sont morts. » Pas René de Obaldia, bien vivant, à presque 93 ans. Il s'en amuse en confirmant lui-même : « Obaldia ? Dernièrement, je l'ai encore rencontré. » Maître de théâtre, poète connu et reconnu de tous ceux qui l'ont récité à l'école, il invite à « un voyage au pays de l'imaginaire » où son « cher public » trouvera encore, il l'espère, « plus à rire qu'à pleurer ». C'est le cas avec Fant@smes de demoiselles, music-hall charmant et drôle, qui a débuté cette semaine au Théâtre 14 et qui déménagera fin octobre au Ranelagh. C'est le cas aussi des autres événements : Du vent dans les branches de sassafras, « western français » de 1999, L'Amour à trois, « vaudeville burlesque et salutaire » sur fond de jeu télévisé. Et des lectures le lundi de quelques-uns de ses amis précédées, une fois sur deux, d'un monologue du poète Obaldia sur scène. Parfois, la marraine de l'événement, Michèle Morgan, sa cousine, sera dans la salle. Et nous aussi, pour profiter de l'humour décalé de ses textes courts, notamment Les Innocentines, fantaisie « pour les enfants et quelques adultes ». Pas trop grands.S.L.