SALTIMBANQUES A LA RUE

éric Dourel

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Performance humide et collante pour les Bla bla bla.
Performance humide et collante pour les Bla bla bla. —

Si on est asocial, agoraphobe et mélancolique, il faut éviter le festival de rue de Ramonville. En plus, généralement il pleut et il y a un monde fou. 25 000 personnes sont d'ailleurs attendues cette année. L'horreur. En revanche, si on veut en prendre plein les mirettes, ce melting-pot d'expressions, qui mélange danse, théâtre, cirque, musique, vidéos, arts plastiques et autres, en ravira plus d'un.

Création régionale
La thématique « Et toi, qui tu es ? », proposée par l'association Arto, organisatrice du festival, pousse cette année les artistes à prendre la parole ou à la donner. Pour la Fred Tousch et Cie, tout droit échappé de Graulhet, cela consiste à balancer en pleine figure un conte rock médicinal qui met en scène un ancien bûcheron et des Indiens, convertis au rock'n'roll. Leur objectif, attaquer à la hache des thèmes politiques, écologiques, philosophiques. Alors que pour la Passante, créée par la Toulousaine Marcabrune Villa, cela consiste à lâcher dans les rues des dames-parapluies, qui entraînent un à un le spectateur sous leur pépin pour créer un moment privilégié. Ne poussez pas, il y en aura pour tout le monde…

Capitale

Avec l'accueil de35 compagnies, soit200 artistes, 45 spectacles, dont 24 créés en 2011,75 représentations, dont67 gratuites, Ramonville devient la capitale des arts de la rue.