Merzouki, enfant de lyon

Jérôme Pagalou

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Les huit danseurs de Boxe Boxe ont travaillé avec un coach sportif.
Les huit danseurs de Boxe Boxe ont travaillé avec un coach sportif. —

Diriger le CCN de Créteil et du Val-de-Marne depuis deux ans n'aura rien changé. Né en 1973 à Saint-Priest, Mourad Merzouki se sent toujours aussi lyonnais. « Je ne veux pas être déraciné et je suis ravi de retrouver un public qui me suit depuis 15 ans », annonce le chorégraphe, qui revient à la Maison de la danse vendredi avec Boxe Boxe, présenté lors de la Biennale l'année passée. Dès ses 16 ans, Mourad fonde avec ses amis la compagnie Accrorap. « Puis tout a été très vite car notre univers hip hop était alors novateur », confie-t-il.

Allier sport et danse
Des premières représentations à l'étranger… en Croatie en pleine guerre à la création de sa propre compagnie Käfig en 1996, Mourad Merzouki ne perd pas de temps. Il s'appuie sur ses quinze années de boxe pour monter sa dernière création. Celle-ci allie à la fois mouvements hip-hop et musique classique avec le quatuor Debussy mais aussi danse et sport. « C'est un vrai défi de faire venir des passionnés de boxe dans une salle de danse », apprécie-t-il. Une nouvelle réussite alors que le San-Priot se penche sur son prochain projet franco-taïwanais, à découvrir lors de la Biennale 2012. Sa fidélité à « la capitale de la danse » l'a-t-elle poussé à songer à la récente succession de Guy Darmet ? « Chaque chose en son temps. Mais ça me titillera un jour… »

Billetterie

La Maison de la Danse (8e) revient vendredi (20 h 30) avec Boxe Boxe. Il restedes places pour chacunedes huit représentations planifiées jusqu'au dimanche 18 septembre (de 18 à 27 €). Relâches le lundi 12 et le jeudi 15 septembre.www.maisondeladanse.com