Le vélo, l'arme anti crise

Mickaël Bosredon

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La pratique du vélo continue d'augmenter, notamment à Strasbourg.
La pratique du vélo continue d'augmenter, notamment à Strasbourg. —

Les défenseurs du vélo ont décidé de donner un coup de pédale en cette rentrée. Le Club des villes et territoires cyclables, qui regroupe 1 100 collectivités françaises, présentera demain matin à Thierry Mariani, secrétaire d'Etat aux Transports, les pistes pour la mise en place rapide d'un « plan vélo national ». Jean-Marie Darmian, maire de Créon (Gironde) et président du Club, a détaillé hier les mesures de ce plan. Il consiste en un programme national intitulé « On travaille à vélo », « dans lequel l'Etat mettrait à disposition d'un grand nombre de salariés des bicyclettes ». Une deuxième mesure, incitative, obligerait les entreprises à rembourser 0,20 € du km aux salariés venant au travail à vélo. Cette taxe prendrait la place du versement transport, dont les entreprises doivent s'acquitter. Pour les élus, le vélo, « c'est zéro euro à la pompe, c'est donc la meilleure arme anticrise. » Selon l'association, 50 % des déplacements en France font moins de 2 km.
Les tout derniers chiffres du marché du vélo montrent une « nette remontée » de sa pratique en France. « Pour la première fois depuis 2008, le marché progresse en volume de 5 % sur les six premiers mois de l'année 2011. On note une baisse du volume de vélos loisirs (VTT par exemple) et une hausse du volume de vélos utilitaires. » La part du vélo dans les déplacements devrait franchir la barre des 4 % en 2011, contre 3,8 % à la fin de l'année 2010. Strasbourg est la ville où l'on pédale le plus, avec 9 % des déplacements se faisant à vélo, devant Bordeaux (un peu plus de 6 %) et Paris et Lyon (entre 5 et 6 %).