anthony delaplace a déjà montré ses qualités

jeremy goujon

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Le manager général de Saur-Sojasun, Stéphane Heulot, avait justifié sa participation à la 98e Grande Boule par son côté « épatant ». Il faut dire qu'à 21 ans, Anthony Delaplace est loin de posséder une grande expérience chez les professionnels. Cela ne l'empêche pas de justifier jour après jour la confiance de son boss, comme l'atteste sa présence dans l'échappée principale de la 5e étape, hier, entre Carhaix et Cap Fréhel. En compagnie de Sébastien Turgot (Europcar), Tristan Valentin (Cofidis) et l'ex-champion d'Espagne José Ivan Gutierrez (Movistar), il a ainsi passé plus de cent bornes en tête, avant d'être repris à 45 kilomètres de la ligne d'arrivée. « Etre devant, ça fait plaisir, mais j'aurais préféré qu'on aille au bout, déclarait le Normand. Gutierrez a bien géré notre rythme, car nous, les Français, avions tendance à en rajouter, à “bourriner”. Il nous disait de ne pas en remettre pour pouvoir tout donner à la fin. Mais le peloton ne nous a pas laissé le choix… »

Aucune casse à signaler
Pour le coup pas du tout rassasié, Delaplace promet de « retenter (sa) chance dans les prochains jours », en espérant que le rythme de l'épreuve soit moins frénétique dans les heures à venir. « Cette première semaine du Tour, on m'avait dit que c'était nerveux, mais là… » Un sentiment partagé par son coéquipier, Jimmy Engoulvent. « Je n'ai jamais vu ça ! Je ne sais pas pourquoi l'équipe Garmin-Cervélo a durci la course comme ça. Ça a énervé tout le monde, et ça ne s'est jamais relevé. Si c'est tous les jours comme ça, il n'y aura que cinquante coureurs au final à Paris. » Au vu de la tension ambiante, certaines en étaient même à pousser un ouf de soulagement. « C'était relativement abrité et escarpé, donc on ne s'attendait pas à des bordures. Mais on savait que ce serait très dangereux. Quand on voit tout ce qui s'est passé sur cette étape, ça fait déjà du bien de ne déplorer aucun dégât », témoignait pour conclure Stéphane Heulot.

encore une chute pour le malheureux mangel

Déjà très éprouvé avec ses 9 points de sutures à la fesse, et son hématome au genou droit (stigmates de la 4e étape entre Lorient et Mûr-de-Bretagne), Laurent Mangel est à nouveau tombé, hier. Mais cette fois-ci, le coureur né à Vesoul ne s'est pas trop esquinté. « Ce fut encore une journée de merde... J'ai sauté dans le talus, dans le champ, mais heureusement, je ne me suis pas fait mal. Pas chaque jour, non ! Mais j'ai souffert durant toute l'étape. »