Peinture côté Dujardin

Antoine Pecquet

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Michel Delporte, Les Cyclistes, 1953.
Michel Delporte, Les Cyclistes, 1953. —


A contre-courant des expositions de prestige produites par la Piscine ces dernières années, le musée roubaisien présente, cet été, un accrochage intimiste et local. Hommage aux soixante-quinze ans d'activité de la galerie Dujardin, sise boulevard de Paris, à Roubaix. « Fondée en 1905, la galerie a pour but de vendre aux grand bourgeois du textile pour décorer leurs salons », explique le conservateur Bruno Gaudichon. L'affaire a fait gagner beaucoup d'argent à ses patrons successifs, mais elle a aussi été, pendant des décennies, l'unique lieu où voir de la peinture contemporaine à Roubaix.

Seconds couteaux de l'art
Pas de grandes signatures, hormis des œuvres mineures de Picasso, Utrillo et Rouault. On est ici chez les seconds couteaux de l'art. Ce qui n'empêche pas de prendre plaisir face aux tableaux néo-impressionnistes du « groupe des dix » de l'entre-deux-guerres et ceux, modernistes, du « groupe de Roubaix » des années 50. Les choses se gâtent vers 1970, avec une série de croûtes qui témoignent à leur façon du déclin économique de la ville.

Infos Expo

4,50 / 7 €. Jusqu'au 4 septembre, au Musée d'Art et d'Industrie la Piscine, 23, rue de l'Espérance, Roubaix. Fermé le lundi. 03 20 69 23 60