Grebennikov, ou le sentiment du devoir accompli

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Du statut de débutant à celui d'élément majeur, il n'y a qu'un pas. Ou plutôt un mois, soit le court laps de temps qu'il a fallu à Jenia Grebennikov pour faire son trou en équipe de France. Si les Bleus n'ont pas fait d'étincelles en Ligue Mondiale (trois victoires, neuf défaites), assurant péniblement leur maintien, il n'en est pas de même pour le libero rennais. Salué pour ses « impeccables réceptions et défenses », l'intéressé garde cependant les pieds sur terre. « J'ai beaucoup joué [11 matchs sur 12], parce que j'étais, comme d'autres joueurs, en phase de test. Le sélectionneur voulait savoir si on avait le niveau international. J'ai juste réalisé ce que j'avais à faire. » A nouveau retenu en vue de la préparation à l'Euro (du 9 au 18 septembre, en Autriche et République Tchèque), qui débutera le 26 juillet à Calais, Grebennikov peut partir en vacances l'esprit serein. « C'est une très bonne nouvelle. Je profite de l'instant présent. Plein de gens aimeraient être à ma place. »j. g.