des chutes sans suite grave

jeremy goujon

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Il n'y avait pas qu'Alberto Contador à faire la grimace, samedi, à l'issue de la première étape du Tour de France 2011. A l'image du triple vainqueur de l'épreuve, les coureurs de l'équipe Saur-Sojasun furent piégés par les deux chutes, émaillant le final vers le Mont des Alouettes. Le plus touché du lot (au genou droit), Arnaud Coyot, exprimait vivement son mécontentement à l'arrivée. « J'ai encore mangé (sic) et j'en ai un peu marre ! Je ne pouvais rien faire pour éviter la chute. Le coureur d'Astana s'est couché devant moi. Il a tapé un spectateur et on est tous partis au fossé. » Aux ambitions non dissimulées sur la Grande Boucle, le leader Jérôme Coppel devait alors déjà composer avec l'important retard (il était ce matin à 2'51'' du maillot jaune Thor Hushovd) engendré par l'incident. « Nous n'étions pas mal placés du tout. On remontait sur la droite du peloton, vers la 30e position. C'est rageant, car si nous étions remontés par la gauche, ça passait… »

Un dimanche plus joyeux
Après avoir pansé ses plaies, tant physiques que psychologiques, la formation de Stéphane Heulot se projetait sur le contre-la-montre des Essarts, un exercice collectif inédit pour elle. Au terme d'une bonne prestation, Saur-Sojasun terminait dans un temps proche de celui d'équipes plus renommées (16e à 1'02'' du Team Garmin-Cervelo, mais à 34'' seulement de Saxo-Bank et 9'' d'AG2R). « Les gars ont bien roulé et je crois que nous avons fait le maximum. On aurait peut-être pu partir un peu plus vite. Sur un plan plus personnel, j'ai retrouvé de bonnes sensations », s'exprimait Coppel. « Je pense que ça s'est plutôt bien passé. Nous n'avons pas fait d'erreur tactique. Et puis Jérôme était très fort, et ça aussi, c'est rassurant pour l'avenir », avouait son coéquipier Jimmy Engoulvent. On attend par conséquent la suite avec pas mal d'impatience.

séjour en bretagne

Le Tour débarque aujourd'hui en Bretagne, région qu'il ne quittera que jeudi. Cette 3e étape disputée entre Olonne-sur-Mer et Redon (198 km), sans difficulté majeure, devrait se jouer entre sprinteurs, sauf si des bordures venaient à se former à cause du vent marin.