Le GF38 a quasiment les deux pieds en national

Manuel Pavard

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Les anniversaires ne sont pas tous bons à fêter. Petit retour en arrière : le 12 mai 2008, le GF38 composte son ticket pour la Ligue 1 contre Châteauroux, dans un stade des Alpes plein comme un œuf. L'heure est alors à l'optimisme : Index promet un investissement massif et les supporters isérois se prennent à rêver de lendemains radieux. Trois ans après, l'actionnaire japonais a jeté l'éponge et Grenoble est aux portes du National, après le nul concédé face à Boulogne (2-2) dans une enceinte aux trois quarts vide.

« On n'est pas là par hasard »
Mathématiquement, la relégation n'est pas encore certaine mais avec sept points de retard sur Metz, 17e, à trois journées de la fin, même les supporters les plus irréductibles ne croient plus au maintien. Yvon Pouliquen est d'ailleurs apparu résigné, voire fataliste, à la fin du match : « On n'est pas là par hasard. On a affiché beaucoup trop de lacunes, notamment mentalement : on mène deux fois à la marque et on se fait rejoindre sur des erreurs de marquage. Ce soir, j'ai vu une équipe fatiguée, avec énormément de déchets techniques. » Tout avait pourtant bien débuté avec l'ouverture du score de Jackson Mendy dès la 3e minute, sur une nouvelle passe décisive de Courtois. Malheureusement, comme à chacune de leurs dernières sorties, les Isérois n'ont pas su conserver leur avantage. « En plus, je n'ai pas souvent vu une Ligue 2 à un niveau aussi faible, assure Yvon Pouliquen. Etre dernier du pire championnat de ces dix dernières années, ce n'est pas reluisant. »

Le calendrier

Le GF38 n'a plus son destin entre ses mains. Pour espérer se maintenir, les Isérois devront en effet gagner leurs trois derniers matchs (deux déplacements à Dijon et au Havre et la venue de Clermont) et compter sur un écroulement de Metz et Nîmes.