un ticket pour les quarts décroché dans la douleur

Nicolas Guyonnet

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Nikola Karabatic et Montpellier se sont heurtés à une équipe rugueuse.
Nikola Karabatic et Montpellier se sont heurtés à une équipe rugueuse. —

Mission accomplie. Les handballeurs montpelliérains se sont qualifiés pour les quarts de finale de la Ligue des champions. Ils ont battu les Suisses de Schauffhausen, hier en fin d'après midi à l'Arena (35-27) en huitièmes de finale retour.
Une explosion de joie au gong final et un soulagement énorme qui évacuent une heure de match dur et éprouvant pour les hommes de Patrice Canayer.
« On a puisé dans nos ressources physiques et mentales. Ils nous avaient presque tués avant le match aller », souffle l'entraîneur montpelliérain.
La mission de Nikola Karabatic et de ses coéquipiers était de battre Schauffausen avec six buts d'écart. Hier, il a été souvent au dessus, mais parfois en dessous. Montpellier a toujours dominé son adversaire, mais l'écart au score a fondu jusqu'à trois buts. Sans pour autant inquiéter les joueurs. « On n'a pas douté, on a eu des défaillances techniques sur le côté droit. A ce niveau, la moindre faiblesse est exploitée par l'adversaire », explique patrice Canayer.
Sur le terrain, les joueurs ont résisté à la pression. « Il fallait rester concentré, on savait qu'on n'avait pas droit à l'erreur et on avait en tête la mauvaise expérience de Chambéry en Coupe, rapporte Issam Tej. On ne s'est pas affolé, ce n'est pas inquiétant car on avait des solutions et la défense était bien solide. »
Les Montpelliérains ont eu un sursaut d'orgueil et la réaction attendue. Ils ont su trouver l'énergie pour ne pas donner d'espoir à leurs adversaires dans un match rude et très engagé. Un match à l'image de leur semaine de préparation, « longue et pénible. On était tendu. On a réussi à s'entraîner dur et à se dire des choses qui peuvent faire mal », confie le coach. Un mal utile, puisque le MAHB jouera son quart de finale de la Ligue des champions et en prime «on s'est construit un peu plus. On sort plus fort. » Montpellier est loin d'être mort.