erwin kehlhoffner sort de sa réserve ce week-end

jeremy goujon

— 

Pékin, JO 2008. En battant successivement l'Australien Stuart Gomez et le Zambien Eli Mambwe, Erwin Kehlhoffner devient le premier joueur français à passer deux tours dans un tournoi olympique. Même si l'aventure s'arrêta en 8es de finale face au numéro 4 mondial de l'époque, l'Alsacien pourrait légitimement s'enorgueillir de ce haut fait d'armes. Mais il n'en est rien. « Rien que d'y être, c'était déjà un grand honneur. Maintenant, j'espère qu'un autre Français pourra à l'avenir faire mieux que moi. » Depuis son escapade chinoise, le badiste a très peu manié le volant. Les championnats de France 2009 et 2010, ainsi que les derniers interclubs à Strasbourg : les apparitions de l'ex-international se comptent sur les doigts d'une main. « J'ai arrêté la sélection après les Jeux, car j'en avais un peu marre. Ce fut un choix à la fois sportif et professionnel. » Surveillant des collèges dans le civil, l'Alsacien âgé de 27 ans prodigue également ses précieux conseils dans les salles consacrées à sa discipline.
Il a fallu toute la persévérance de Julien Maio, son partenaire de double à l'ASL Robertsau, pour le convaincre de prendre part à la 16e édition du rassemblement rennais, samedi et dimanche prochains. « Ce n'est pas toutes les semaines qu'un tournoi élite est organisé en France. Ça faisait longtemps que mon coéquipier me demandait de participer à une telle compétition. Il a sauté sur l'occasion. » En sa compagnie, Erwin Kehlhoffner ne viendra pas dans la capitale bretonne pour faire de la figuration, malgré son statut de « pré-retraité ». Tandis que le numéro 3 tricolore Asif Rasidi tentera de conserver son titre en simple, l'ancien médaillé européen visera tout simplement la victoire dans l'épreuve par équipes masculine. Ce serait un coup de maître, puisque c'est la première fois que le REC accueille cette figure du « bad ».