« Le coup de fil d'un chasseur de têtes chaque semaine »

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La promotion de Nathalie Calvez comptait 30 % de femmes.
La promotion de Nathalie Calvez comptait 30 % de femmes. —

Nathalie Calvez
Chef de groupe dans une agence Socotec

de Meudon-la-Forêt (Hauts-de-Seine).
« Mon père étant ingénieur, il m'a poussée vers ce métier en me convainquant de son intérêt et de ses nombreux débouchés. C'est donc tout naturellement que je me suis orientée vers une classe prépa, avant d'intégrer l'Ecole spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l'industrie (ESTP). Dans ma promotion, nous n'étions que 30 % de filles car le secteur du BTP peut paraître rebutant pour les femmes. Ses métiers ont la réputation d'être très prenants, le fait de travailler dehors fait aussi parfois peur. Mais je n'ai jamais regretté mon choix. J'ai d'ailleurs été embauchée par Socotec dès la fin de mes études et je me suis très vite intégrée. Mon poste est très stimulant. J'encadre une équipe de six personnes. Notre mission est de vérifier que les permis de construire et que les bâtiments sont conformes aux règles de l'art. Nous devons aussi suivre la bonne exécution des chantiers, d'où des déplacements réguliers sur le terrain. Des missions passionnantes, qui me permettent de surcroît de développer des relations humaines riches.
J'ai pris conscience que mes compétences étaient assez recherchées sur le marché, car depuis que j'ai cinq ans d'expérience, je suis souvent sollicitée par les concurrents de mon entreprise, qui essayent de me débaucher. Et depuis un an, je reçois le coup de fil d'un chasseur de têtes presque chaque semaine. La preuve qu'être une femme ingénieure dans le secteur du BTP est loin d'être un handicap ! »
recueilli par D. B.