La qualification va se jouer au mental

Nicolas Guyonnet

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Benjamin Thiery, s'est blessé dimanche contre Paris. Il rejoint une infirmerie déjà bien remplie.
Benjamin Thiery, s'est blessé dimanche contre Paris. Il rejoint une infirmerie déjà bien remplie. —

Le sprint final est lancé. « Mais il va falloir serrer les fesses. ça recolle devant et derrière nous au classement », prévient le demi de mêlée montpelliérain Julien Tomas.
Après sa victoire importante dimanche soir contre le Stade Français (29-23), le club héraultais a sa qualification pour les quarts de finales en main. « On a fait le plus dur. On a une autoroute devant nous, avec quatre matchs contre des équipes inférieures au classement. Il faut faire comprendre à nos adversaires qu'ils ne peuvent pas gagner contre nous », annonce le première ligne Joan Caudullo.
Deux matchs à domicile, deux matchs à l'extérieur dont un contre Bourgoin, déjà condamné pour la Pro D2, le MHR ne devrait pas connaître de mauvaises surprises pour décrocher son ticket pour les quarts de finale. « A condition de se remettre en question dès le week-end prochain. Contre le Stade Français, on a reçu un second avertissement sans frais, après Agen. On n'a pas fait un gros match. On n'a pas été bons en première mi-temps, devant. L'équipe doit augmenter son niveau de jeu car techniquement et stratégiquement on a tout ce qu'il faut », confie Joan Caudullo.
Le mental va beaucoup jouer sur les matchs à venir. Surtout dans une période où les blessés se multiplient. La liste s'allonge de jour en jour. Ouedraogo a déclaré forfait au dernier moment, dimanche, et Benjamin Thiery s'est luxé l'épaule durant le match.
C'est le mental qui a ainsi permis aux Montpelliérains de battre Paris. Julien Tomas confirme : « On a réussi à trouver des ressources, à se révolter parce qu'on veut accrocher cette sixième place. »
Pour Fabien Galthié, « même si on a un problème d'expérience, un manque de maturité et du stress, à chaque fois on arrive à trouver un temps fort pour se relancer, ou un joueur nous rebooste. On n'est pas bons, mais on ne triche pas. Tant qu'on est vivant, tout peut arriver. »
Pour finir la saison en beauté, les Montpelliérains veulent arrêter de livrer des gros matchs seulement après une déconvenue. « On est trop dans la réaction jusqu'à présent. Désormais, il faut passer à l'action, car dans des matchs de phase finale, on n'a plus droit à l'erreur », insiste Joan Caudullo. Il suffit d'au moins deux succès pour se qualifier.