la pêche au gros a le vent en poupe

lauren horky

— 

Le combat sur mer peut parfois durer jusqu'à quatre heures.
Le combat sur mer peut parfois durer jusqu'à quatre heures. —

Ernest Hemingway était passionné de pêche au gros. Il l'a mise à l'honneur dans son roman Le vieil homme et la mer, qui raconte le combat entre un vieux pêcheur cubain et un puissant espadon, au large du Gulf Stream. Ce duel, de plus en plus de pêcheurs en quête d'adrénaline et de sensations fortes le recherchent aujourd'hui.

Une réglementation stricte
Au large de Marseille, le combat se fait contre le thon blanc, le coryphène, ou comme Santiago, contre l'espadon. Mais le plus souvent, c'est au thon rouge que les pêcheurs marseillais ont à faire. « Toujours dans le cadre d'une réglementation très stricte », précise d'emblée le responsable de la section Pêche au gros au sein du Yachting Club de la Pointe Rouge, Jean-Paul Amat. « Sur nos côtes, la pêche au thon rouge ne se pratique que quelques semaines par an (du 15 juillet au 15 octobre), sous dérogation des autorités maritimes et sous l'œil attentif de Bruxelles. » Toujours en « No-Kill » (voir encadré).
Equipés de cannes et de moulinets spécifiques (à partir de 200 € l'ensemble) pouvant résister à la puissance des monstres, les pêcheurs prennent place dans un siège de combat. Deux techniques s'offrent alors aux combattants des mers : la pêche à la traîne (en mouvement) ou la pêche au broumé (à l'arrêt). Mais l'équipement ne fait pas tout. Selon Jean-Paul Amat, les qualités requises pour cette pratique extrême sont : « un tiers de chance, un tiers de connaissance du milieu marin et un tiers de puissance physique. » Une condition indispensable pour tenir le choc lors de combats pouvant durer jusqu'à quatre heures. W