Jacquemine au taquet à l'IBU Cup du Grand Bornand

Paul Turenne

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Jacquemine Baud au tir debout.
Jacquemine Baud au tir debout. —

Devant les 10 000 spectateurs réunis pour la finale de l'IBU Cup (Coupe d'Europe) du Grand Bornand, Jacquemine Baud n'aura pas créé l'exploit. Mais la jeune biahlète de 22 ans n'a pas à rougir de sa 16e place en poursuite et d sa 11e en sprint au classement général, plus qu'honorables.
« Pour l'individuelle, les femmes doivent parcourir 15 km de parcours avec 20 tirs, chaque balle manquée équivalant à une minute de pénalité, rappelle Jacquemine. Au final, j'en ai mis 17 sur 20 et j'ai terminé dixième. »
Quant au sprint de 7,5 km, avec un tour de pénalité par balle manquée, Jacquemine nourrit quelques regrets : « Je loupe le podium à cause de deux fautes debout ! »

Entraînement au long cours
« La veille de la course, j'effectue toujours un décrassage avec un tour de piste à fond, confie Jacquemine qui s'entraîne toute l'année avec le Club de ski nordique de Villard-de-Lans. Et les vacances ne sont pas nombreuses ! « Pendant un mois en avril, il y a relâche. Mais à partir du 10 mai, on rattaque car il faut que l'on soit fin prêt pour la saison suivante. » Dès le mois de septembre, les courses recommencent, souvent à ski roulettes quand la neige n'est pas au rendez-vous. « C'est un peu comme des rollers, mis à part les roues qui tournent moins vite pour simuler l'effort sur la neige et le fait que l'on pousse avec des bâtons ! »
Avis aux amateurs, le biathlon est accessible aux bons fondeurs : «Le tout est d'avoir le déclic pour le tir ! »

Nouvel équipement

Une piste goudronnée de 5 km de long destinée à l'entraînement des biathlètes en ski roulette, sera inaugurée à l'automne au golf de Corrençon-en-Vercors. Ce sera ainsi la plus grande de France. Autre nouveauté : un pas de tir permanent.