Une polémique qui fait trembler

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La centrale de Fessenheim.
La centrale de Fessenheim. —

Une vieille histoire a resurgi à la faveur de l'actualité japonaise. Selon l'Observatoire du nucléaire, association militante anti-atome, EDF se serait arrangé avec les données sismiques pour « éviter des travaux onéreux » sur ces centrales. L'affaire remonte à 2003. A l'époque, le réseau Sortir du nucléaire s'était appuyé sur un rapport qui pointait des différences d'analyse entre EDF et les experts de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) sur la « résistance » des centrales nucléaires françaises aux séismes. Selon les scientifiques de l'IRSN, au moins huit centrales françaises nécessitaient des aménagements. « Les analyses sismiques évoluent avec la science, mais EDF s'arrange avec ces nouvelles réalités, explique Stéphane Lhomme, président de l'observatoire. Il y a plusieurs façons de bidouiller. Pour la centrale de Chinon [Indre-et-Loire], ils avaient carrément minimisé le séisme de référence [le plus important mesuré dans l'histoire]. » Ce jugement avait à l'époque été vivement contesté par EDF soutenu par l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN), le gendarme du nucléaire. Dans une lettre, l'Autorité avait donné raison à EDF. « Je n'ai pas le sentiment qu'EDF ait dépassé les bornes sur ce dossier », avait alors déclaré au Figaro André-Claude Lacoste, le patron de l'ASN. Selon EDF, qui a donné de nouvelles précisions aujourd'hui, « il n'y a jamais eu de falsification. Il s'agissait simplement d'un document de travail, d'un échange entre experts. Par ailleurs, l'électricien estime avoir dépensé 500 millions d'euros depuis 2003 pour adapter ses centrales aux risques sismiques. M. Go.