Les japonais désemparés

Alexandre Sulzer

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A Iwaki, une file d'attente devant une station-service, hier.
A Iwaki, une file d'attente devant une station-service, hier. —

« C'est comme si la troisième bombe atomique était tombée sur le Japon, mais cette fois-ci, nous l'avons faite nous-mêmes. » Cette déclaration d'un survivant du bombardement d'Hiroshima, rapportée par CNN, en dit long sur le désarroi qui s'est abattu sur les Japonais. Hier, la situation restait tendue dans l'archipel où le bilan du séisme et du tsunami de vendredi devrait excéder les 10 000 morts, selon la télévision publique. Mais les autorités locales disent n'avoir aucune nouvelle d'environ 30 000 personnes. Le Quai d'Orsay est, lui, à la recherche de quatre ressortissants français.

La panique atteint Tokyo
Au total, près de 550 000 habitants des zones affectées par la catastrophe naturelle ont été évacués vers 2 600 abris.Deux millions de foyers sont privés d'électricité et 1,4 million n'ont plus d'eau potable. Une situation d'autant plus critique qu'une vague de froid sévit dans la région. Et les secours ont du mal à accéder aux zones sinistrées en raison des importants dégâts. Autre préoccupation bien sûr : la menace nucléaire. La panique commence à atteindre Tokyo, où le niveau de radioactivité était hier dix fois supérieur à la normale. Les habitants restent cloîtrés chez eux ou, comme de nombreux étrangers, quittent la ville. Et les produits de première nécessité commencent à manquer.

réplique

L'est du Japon a été touché hier par une réplique sismique d'une magnitude de 6 sur l'échelle de Richter. La secousse a été ressentie à Tokyo, où les immeubles ont oscillé. Aucune alerte au tsunami n'a été lancée.