et si c'était la bonne année ?

jeremy goujon

— 

«Rennes champion : science-fiction ? Non, juste de l'anticipation. » Derrière ce bon mot se cache un des sujets de discussion d'un forum Internet, consacré aux Rouge et Noir. Près de quatre ans après son lancement, il n'a jamais aussi bien porté son nom.
En exagérant un peu, on peut se demander comment le titre pourrait échapper aux Rennais, cette saison. Yann M'Vila n'a-t-il d'ailleurs pas employé l'expression « chance du champion » pour décrire la victoire quelque peu miraculeuse des Bretons, à la Mosson, samedi (0-1) ? Malchanceux à de nombreuses reprises (poteau, barre transversale, sauvetages sur la ligne, penalty peut-être oublié), Montpellier a vécu la même mésaventure que Toulouse, il y a quinze jours. A savoir : tomber contre une équipe à laquelle il ne peut rien arriver, en ce moment. « Cette chance-là, on ne l'avait pas l'année dernière », poursuit M'Vila, comme si le destin avait choisi son camp.

Le coup de gueule d'Antonetti
Bien sûr, cette cinquième victoire consécutive ne doit pas occulter les sempiternels problèmes de l'équipe rennaise à l'extérieur. Le premier à l'avoir compris est Frédéric Antonetti, en colère vis-à-vis de ses joueurs après la rencontre. « On a eu de la chance à Toulouse, on en a encore eu ce soir [samedi]. Vous croyez que ça va durer éternellement comme ça ? » Hier, sur le plateau du « Canal Football Club », le technicien corse a regretté le timing de son intervention. Marco Simone, consultant sur Canal+ et ardent défenseur du SRFC, a tenté de rassurer Antonetti en lui faisant comprendre qu'en son temps Fabio Capello procédait de la sorte. Rennes n'est pas le Milan AC, et son entraîneur n'aura sans doute jamais le palmarès de son homologue italien. Mais en mai, il pourrait très bien y ajouter une ligne ô combien prestigieuse.

anto a fait le show

Il avait promis d'y aller pour dire des choses, et il a tenu parole. Au CFC, Frédéric Antonetti n'a pas hésité à bousculer le protocole pour plaider la cause du Stade Rennais. Sa joute verbale en compagnie de Pierre Ménès est à classer parmi les must du genre.